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Introduction | Itinéraires et dates | Formalités | Récit Voyage 2007 | Budget | Photos

Introduction  Retour en début de page

Ce pays trois fois plus petit que la France fait partie des 50 pays les plus pauvres du monde, tant en revenus par habitants (moins de 280 $ par an en moyenne, ce qui donne moins de 18 euros par mois pour vivre) qu'en ressources économiques. Un tiers des ressources du pays proviennent des aides internationales. 700 000 personnes dont beaucoup d'enfants étaient tributaires du Plan Alimentaire Mondial avant que celui ci ne soit interrompu.
Presque 35% des 11,5 millions d’habitants vit au-dessous du seuil de pauvreté et l’espérance de vie dans le pays est de 56 ans, l’une des plus basses de la région. D’après l’Indice Global sur la Faim, le Cambodge fait déjà partie des 12 endroits qui souffre de la faim dans le monde de manière majoritaire. Les 11 autres pays se trouvent en Afrique subsaharienne. L'activité principal du pays : la culture du riz. Toutefois, la production ne parvient pas à nourrir tout le pays, sans compter les sécheresses et autres typhons qui peuvent ravager les cultures. C'est ainsi que le Plan Alimentaire Mondial permet d'éviter les famines qui menacent le pays.
La seconde ressource du pays provient du tourisme généré par les visites des temples d'Angkor. 75% des recettes des temples tombent dans les caisses de l'Etat. Une infime part est destiné à l'entretien et la restauration des temples. L'état accélère les opportunités pour développer l'activité touristique du sud et des plages.

Itinéraires et dates  Retour en début de page

2007, février. Phnom Penh - Siem Reap et les temples d'Angkor - Sihanoukville.

Formalités et entrée (2007)  Retour en début de page

Visa obligatoire quelque soit la durée. Possibilité de le faire en avance en Europe, à l'ambassade ou par e-service (5$ de plus).
Sinon le plus simple, aux points d'entrée du pays. Ca coute 20$ par personne (25$ pour business), gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Prévoir une photo et l'argent.

Le voyage 2007 au jour le jour  Retour en début de page

Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée Bangkok et 3ème vol pour Phnom Penh (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Vols sans encombre et retard, on arrive à Bangkok, dans le fameux nouvel aéroport Suvarnabhumi. La zone duty free Le lounge economy class de la Thai, ouvert à tous les voyageursMalgré les nombreux problèmes dénoncés en ce moment sur cet aéroport (qui vont obliger certainement une réouverture partiel de Dong Muang), tout nous a paru nickel : aucun retard sur 4 vols pris, un seul débarquement par bus, toilettes en nombre suffisant et toutes en fonctionnement, correspondance des bagages bien gérée par la Thai Airways. Il fait un peu penser au nouvel aérogare CDG, mais en plus grand, en un peu moins froid. Le hall des départs est immense, très long, avec des dizaines de boutiques, toutes plus belles et luxueuses les unes que les autres. Beaucoup de lieux pour manger également, du salon cosy, du japonais classieux, et même du fast food occidental ou local. L'architecture est un mélange de métal, de verre, de verdure et de bois pour pas mal de boutiques. Très beau et agréable. Bon, on a eu le temps de le visiter, avec plus de 4 heures de correspondance.Vol entre Bangkok et Phnom Penh très rapide, les hôtesses doivent speeder pour servir le repas dans ce laps de temps de une heure.
Arrivée à l'aéroport de Phnom Penh. A partir de la, c'est le grand inconnu pour nous tous. Première surprise, la quiétude qui règne dans cet aéroport. Le stand des visas est super organisé : on donne les papiers à un premier comptoir, les papiers passent ensuite à la chaine dans les mains de 5 personnes en gros, et on vous appelle au dernier comptoir pour récupérer et payer les 20 USD (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, mais prévoir une photo quand même).
Ensuite passage de l'immigration, récupération des bagages et nous voilà lachés. L'aéroport très récent est à taille humaine et très très joli. Il nous rappelle celui de Bali il y a plus de 10 ans. La sortie se fait dans un calme étonnant : aucun rabatteur pour taxis, bus, tuk tuk. On choisit de se diriger vers un taxi avec cette arrivée nocturne à 19h30. On nous demande 7 USD, ce que j'avais lu sur le forum donc on ne discute pas et on monte. Le taxi quitte l'aéroport et s'enfonce dans les avenues sombres. Il n'y a pas d'éclairage public au départ, ce qui donne une atmosphère assez étonnante. Seules les lumières des véhicules, des bâtiments, des échoppes permettent de distinguer quelque chose. Mais le tout reste assez sombre, et nous rappelle un peu à la route de l'aéroport de Kathmandu. A partir de quelques minutes, l'éclairage se densifie et on voit apparaître des lampadaires en fonctionnement. Après quelques tâtonnements, le taxi trouve le Rega Home Guesthouse (cf. les adresses ci-après). Le taxi nous demandera avec sourire un petit billet de plus, vu le temps qu'il a mis à trouver notre guesthouse. Avec sourire, je lui réponds que bon, je paie le prix convenu à l'avance.Une chambre du RDC du RegaLa résa faite par mail est bonne, il y a du monde, ca grouille dans le jardin restaurant. La patronne énergique qui parle français nous conduit à notre chambre au RDC. La chambre est très simple, propre, un peu sombre malgré le néon et un peu moite. Elle sera très sombre la journée, dommage. Un ventilo, 2 moustiquaires pas toutes étanches, et une clim qu'on ne prendra pas. On sort manger un morceau dans le jardin verdoyant et très joli. Nos filles semblent de suite à l'aise, et se balladent dans le restaurant à la recherche des chiens et chats qui y sont. Ca nous change de l'année dernière où elles ne nous lachaient pas la main pendant leurs 2 premiers jours en Asie.

 

 

Jour 2 - Phnom Penh

Il a fait un peu chaud cette nuit, sous les moustiquaires et le ventilo. On se lève et allons prendre un petit déj dans le resto/jardin. Le jardin du Rega, bien plus sympaPetit déjeuner bien français avec baguette, beurre, confiture. Au cambodge, on trouve du pain, frais le matin, bien sec l'après midi. Un peu moins salé que chez nous, il demeure bon au petit déj. On démarre une petite ballade à pieds pour se rendre au Wat Phnom non loin de la. Bon en fait il est un peu plus loin que la carte ne le laissait supposer. Marcher lentement à pieds permet de suite de se mettre dans l'ambiance. Certaines rues sont encore complètement en terre, la plupart sont tout de même bitumées à cet endroit, mais il faut souvent marcher sur la route quand le trottoir est bloqué par un véhicule, des marchandises, des échoppes, des tas d'ordures ou des égouts à ciel ouvert. Les gens vaquent à leurs occupations sans trop faire attention à nous. Chaleur, poussière, odeurs pas toutes agréables et musique de fond des moteurs et klaxon font partie de ce premier visage de la ville.
Nous arrivons au Wat Phnom, un temple avec un stupa surmontant une petite colline en plein milieu d'un sens giratoire. L'herbe est grillée, jonchée de détritus. On emprunte le chemin montant à flanc de la petite colline. On verra plus tard qu'on arrive par l'arrière, l'avant étant équipé d'un grand escalier. De nombreux singes en liberté font leur petite vie à cet endroit, cherchant nourriture, s'amusant, se chamaillant ou se cherchant des puces. Quelques bancs ici ou la sont occupés par des hommes, femmes et enfants dont la plupart mendient à notre passage. Certains sont estropiés, handicapés, d'autres valides. Mais tous nous renvoient une image d'une misère qui nous frappe de plein fouet pour cette première sortie. Les filles sont de suite confrontées à ces images d'enfants en haillons, d'hommes estropiés. Elles ne semblent pas spécialement mal à l'aise, mais elles sont très intriguées, dans le sens où elles nous demandent pourquoi ils sont comme ca, ce qu'ils mendient, pourquoi on donne, pourquoi on ne donne pas... On a l'impression d'être retourné à Delhi, un dimanche après-midi il y a plus de 10 ans (le dimanche après-midi était très calme dans New Delhi).
En haut de la plateforme, un gardien nous demande 1 USD par personne, y compris pour les filles (alors que les temples visités plus tard sont gratuits pour les enfants). Pas de ticket, le gardien repart d'asseoir l'argent en poche...
Visite intérieure du temple, ca leur rappelle de suite les temples Thailandais de l'année dernière.
On redescend par les escaliers principaux. En bas, un pauvre éléphant stagne sous un arbre, servant de décor aux touristes voulant se faire prendre en photo à côté, moyennant quelques sous (2 ou 3 USD) au propriétaire. Nous passons pas mal de mendiants pour rejoindre un tuk tuk qui attendait la. Ne parlant pas Anglais, un autre lui vient en aide pour lui donner notre destination : le quai Sisowat, non loin du grand palais. Il fait chaud, on s'asseoit à une terrasse de petit restaurant (à droite du Sa Em Restaurant). On prendra quelques plats et une bouteille d'eau bien fraîche. Se mettre en terrasse sur le trottoir n'est pas forcément l'idéal si on souhaite manger un tranquillité. Non pas que la circulation du midi soit dense, pas du tout même, mais nombre de personnes passent sans insistance à la table : mendiants, enfants vendant des livres ou des souvenirs. C'est d'ailleurs exclusivement des enfants qui vendent dans la rue.
Dans le parc du grand palais. C'est bien nickel comparé à "dehors". Le repas fini, on se rend à pieds au Grand Palais (3 USD/pers l'entrée, + 2 USD si on veut utiliser son appareil photo dans l'enceinte, et 5 USD de plus encore si on veut pouvoir utiliser sa caméra). Nos filles ne paieront pas. En revanche, elles intéressent toujours autant certains asiatiques, comme ce groupe de cambodgiens (on pense) qui voudront prendre des photos d'elles avec eux. La plus petite, blonde et encore un peu potelée est de toutes les attentions, et se retrouve dans les bras d'inconnues souvent hilares et excitées en cette occasion. Elle n'est pas surprise, mais en revanche semble vite gênée. On accepte avec sourire les photos, j'en profite pour en faire une aussi après tout, avec le photographe de surcroît, mais on ne tient pas trop à ce que notre petite souffre trop de ces attentions somme toutes gentilles. Quand les bras commencent à la serrer un peu trop pour l'emmener vers une autre personne du groupe par exemple, on fait comprendre que bon, c'est sympa, mais la "petite" n'a pas forcément super envie.
Dans l'après-midi, on retourne à la guesthouse histoire de retrouver un peu de calme, dans cette terrasse/jardin qui nous semble être un petit oasis perdu au beau milieu de cette grande ville dont nous n'avons pas vu grand chose encore.
On y achètera un billet de bus pour Siem Reap, 5 USD par personne, à la compagnie Rith Mony Bus (RMN), qu'on nous dira plus tard être une compagnie bon marché.

 

Jour 3 - Phnom Penh > Siem Reap

Départ 8h00 en tuk tuk pour le départ en bus. Le chauffeur nous emmène à l'endroit voulu sur les indications de l'hôtel. On s'attendait à une station de bus, celle proche du marché central. On sera en effet dans le quartier, mais le chauffeur de tuk tuk est interpellé par une personne en coin de rue nous demandant notre billet dans un assez bon anglais. Je lui passe les billets en toute confiance malgré le coin de rue, l'absence total d'identification de la personne (nom, badge de la compagnie de bus, etc...). Il y a bien un bus RMN non loin de la. Il revient et nous propose un bus avec départ 1/2h plus tard. Bon, ok, on attendra dans un petit resto local, où le petit déjeuner est bien sur à base de soupe de nouille, avec tables en formica et télé suspendue au mur.
Un nouveau bus au numéro indiqué se pointe à l'horizon. On s'apercevra plus tard que les bus du marché central ne sont pas tous à la même enseigne. Des grosses compagnies de "luxe" comme la Mekong Express ont droit à pas mal d'espace. Ceux de la GST ont juste un trottoir pour les arrivées. Le notre a juste un coin de rue non loin de la.
On ne saura pas si le bus avait l'air conditionné ou pas, mais il y faisait chaud en fin de voyage, au terme des 6 heures de route. Ceci étant, le voyage fut agréable et intéressant car nous étions en première rangée (pas la plus sécu ceci dit en cas d'accident). Nos filles avaient du se rappeler les bus entre Bangkok et Trat et ont voyagé avec une grande patience, sans râler.
En cette saison, les paysages sont assez secs, et on aura raté les rizières vertes et mouillées. Un méga bouchon suite à un accidentLa route est en bon état, bitumée partout maintenant. La halte permet de manger un peu (plats, fruits ou biscuits) et d'aller aux toilettes si besoin.
L'arrivée à Siem Reap se fait à l'entrée de la ville, dans la centrale de bus. La gare n'est pas du tout centrale et le tuk tuk est indispensable. A notre arrivée, le bus est encerclé et assailli par les chauffeurs de tuk tuk qui font également la promotion d'hôtels. Nous avions déjà réservé notre hôtel (Phnom Bok Hotel) et un chauffeur de tuk tuk nous attendait en brandissant notre nom sur un papier. Nous nous extirpons rapidement avec lui de la foule et embarquons dans le tuk tuk, pour le plus grand plaisir des filles. Le bol d'air sur le tuk tuk est un enchantement après les 6h de bus.
En peu de temps nous voilà à l'hotel. On prend les chambres. Les filles testerons la piscine peu de temps après ! Hélène, la manager de l'hôtel nous prodiguera de bons conseils sur la ville, les temples et les restaurants.
On testera l'un des restos les plus proches, celui du Freedom Hotel, qui est ouvert sur l'extérieur et séparé de l'hôtel. Excellent Amok de poisson et copieux. Une bonne adresse agréable qui nous aurait pourtant pas attiré sans recommendation.
Nous négocions avec le chauffeur de tuk tuk les 3 jours de visite des temples.

 

Jour 4 - Siem Reap - Temples d'Angkor

Ca y est, depuis des années qu'on entend parlé de ces temples, on y va. Il fait presque frais en tuk tuk. On passe le péage, un péage digne de nos autoroutes avec des guichets pour acheter un pass d'un jour, de 3 jours ou d'une semaine. Nous paierons chacun 40 USD pour 3 jours. Nos filles ne paieront pas, ouf !
C'est parti, on a défini le circuit approximatif avec le chauffeur. A savoir (on ne le savait pas), le site est payant pour les visiteurs, mais sinon la zone des temples est une zone habitée, avec des maisons, des villages à certains endroits, et à chaque temple ou presque on trouve des boutiques, des petits restos simples, des vendeurs ambulants, la plupart du temps des enfants ou des jeunes.
Donc à chaque temple, on se retrouve avec environ 2 à 6 enfants à vous suivre quelques mètres pour vous proposer des souvenirs, livres en français ou anglais (des belles copies vendues 1 USD en anglais mais plus cher en français).
Au final on s'habitue et les vendeurs sont interdits dans les temples eux mêmes.
Pour cette première journée, nous décidons de visiter le matin, de rentrer à l'hôtel en mi journée pour se reposer et rafraîchir les filles à la piscine, et de repartir pour Angkor Thom vers 16h.
Beaucoup de temples sont très endommagés, mais on est loin de ruines à même le sol. Beaucoup de pierres sont au sol, bloquant parfois le passage, mais nombre de murs, de toits, de tours sont encore bien là. Pas mal de renforts en bois soutiennent des murs ou portes. LEs temples ne se ressemblent pas tous, ce qui rend les visites toujours différentes. En milieu de matinée il y a pas mal de monde, mais on arrive toujours à se retrouver quasi seuls à un moment donnée, ou en se retirant dans un coin. Le monde n'est pas trop un problème en soit, hormis pour les photos, mais le plus gênant reste le bruit des groupes, et principalement des groupes de touristes asiatiques quand nous y étions. Chinois, coréens et/ou japonais débarquent avec la seule idée de prendre des photos toutes plus identiques les unes que les autres. On peut éviter ces groupes assez tôt le matin, le midi, et le soir. Nous arpentons ainsi la matinée dans divers temples, et le Tah Pronh est vraiment impressionnant. Les filles s'amusent beaucoup à marcher, enjamber les pierres, se cacher dans les dédalles, malgré la chaleur. Parfois, plus un bruit dans les temples, uniquement les bruits des oiseaux dans la végétation et le décor sauvage qui entoure les temples.
Des racines gigantesques qui emprisonnent murs et toitures Le soir, petit tour dans le centre ville près du marché. Etonnant contraste. On assiste à une concentration de restos et bars. Beaucoup sont décorés avec beaucoup de goût et de classe, souvent par des décorateurs français. Ambiances loundge, ethnique, contemporain. Très beau, mais on est loin du cambodge majoritaire. Concentration de touristes, un vrai Saint Michel à Siem Reap. On tentera le Khmer Kitchen, mais on sera un peu déçu par le resto : nourriture classique, service "usine". Bref, bien pour les noctambules citadins, mais on n'a pas beaucoup apprécié.

 

Jour 5 - Siem Reap - Temples d'Angkor

Cette fois ci, pour éviter de faire une heure de tuk tuk pour retourner et revenir a l'hôtel, et profiter de l'endroit, on a décidé de manger sur place dans l'une des gargottes proche des temples. Prix comparables aux restos d'en ville pour certaines. Je me suis régalé d'un petit poulet frit avec du riz et de l'ananas, excellent ! Ce soir, nous mangerons au Phnom Bok, même si ce n'est pas un restaurant. Nous ne connaissons pas d'avance le menu, mais nous faisons confiance à Hélène qui nous choisira un plat typique khmer. Ce sera une soupe avec pates de riz. Excellent et copieux. C'est vraiment une bonne adresse de logement.

Jour 6 - Siem Reap - Temples d'Angkor

Au retour, une fille d'une dizaine d'année voire moins demande à notre chauffeur de la déposer quelquepart. On accepte avec plaisir. Dans le tuk tuk, elle nous propose même une barette pour notre fille qui a les cheveux en pagaille avec le vent. Du coup notre grande fille lui donne un petit bracelet symbolique en coton et de suite lui échange avec son bracelet plastique. Elle finit par s'endormir dans le tuk tuk. A notre arrivée à l'hôtel, notre tuk tuk la voir encore la, il avait oublié sa présence semble t'il. La fille semble un peu perdue, et se dirige dans le hall de l'hôtel, comme pour demander on ne sait quoi, elle ne le sait même pas elle même. Au final, après quelques questions de la part de Hélène, on va avoir confirmation qu'elle a fugué, qu'elle a quitté sa maison où elle s'est dite mal traitée. Elle sera nourrie à l'hôtel, tentera de se sauver de nouveau, avant d'être conduite à la police. On ne saura peut-être jamais ce qu'elle est devenue, mais il doit y en avoir un grand nombre dans le pays. Certains enfants sont mal traités, abusés dans leur village voire leur famille. La fugue est tout aussi dangereuse, elles peuvent très bien tomber entre les mains de personnes mal intentionnées qui vont les exploiter, les vendre et alimenter les réseaux du commerce sexuel.

Jour 7 - Siem Reap - Phnom Penh

Retour en bus par la Mekong compagnie.
Retour à notre guesthouse, la Rega. Mais problème, notre réservation a sauté. Notre nom a bonnement été effacé du tableau pendant notre virée à la mer et la GH est au complet. Le gars de la Rega nous propose alors l'hôtel d'un membre de la même famille à 100m de là. N'ayant pas trop le choix dans le quartier, nous le suivons dans une grande maison rénovée tout près de là. L'hôtel a ouvert récemment et a une allure d'hôtel chinois, sans trop d'âme et de style. En revanche, la chambre aux 2 grands lit est immense, avec clim, grande salle de bain, et hauteur sous plafond généreuse. C'est un peu ambiance hôtel chinois avec meubles en formica, mais finalement on n'a pas perdu au change. Les filles se défoulent, heureuses semble t-il de trouver enfin une chambre spacieuse où elles peuvent courir.
Après midi à Phomn Penh. On décide d'aller se ballader en fin d'après midi sur le quai Sisowat. C'est calme, paisible sur ce semblant de croisette. On est déjà mieux que le premier midi dans le même quartier. Nombre de cambodgiens se promènent que le quai, face à l'immense fleuve. Quelques enfants vendent toujours des livres, des marchands ambulants fournissent nourriture et boissons.
On décide de monter voir le fameux FCC dont on nous a vanté les mérites, un bar restaurant avec terrasses aux étages et vues sur le fleuve et le quai. Le lieu est couru par les occidentaux, touristes et expatriés. Plus cher qu'ailleurs, déco ambiance coloniale très belle. Tarifs plus chers, serveur qui se la joue sérieux et branché sans le sourire, avec en prime un erreur sur l'addition, bref on a vu, on y retournera pas, même si le lieu est bien.
Pour le repas, on va manger un peu plus loin au Bali Café, un restaurant indonésien. Cadre très sympa, soigné, agréable, calme, et plats excellents et pas chers. Bref une bonne adresse pour changer de la nourriture khmer.

Jour 8 - Phnom Penh - Sihanoukville

La compagnie Mekong Express propose de venir vous chercher a l'hôtel pour vous transporter jusqu'à la gare routière. Mais aucun minibus n'est passé. La patrone du Rega nous avait prévenu à l'avance, donc 10 minutes après l'heure prévu du minibus, on prend un tuk tuk pour se rendre à la station de bus.
La encore, petit encas, boisson, toilettes à l'intérieur, ce qui fait que le bus ne s'arretera pas du voyage. Le voyage durera 3h30.
Peu avant Sihanouk se trouve une énorme usine. Et pour la première fois au cambodge, on a vu des piétons prioritaires sur la route ! Bon il se trouve que c'était la sortie d'usine, avec des milliers de personnes qui sortaient à pieds et traversaient la route. L'attente a duré plusieurs minutes. Les femmes pour l'essentiel rentraient dans leur maison, ou allaient prendre des plats dans des stands de rue.
Nous arrivons à Sihanouk. Les rues sont très larges, la circulation tranquille, essentiellement des motos. C'est un grand calme comparé à Phnom Penh.
Ici peu de tuktuk, ou alors ils sont plus chers qu'à Phnom Penh. Du coup, on doit prendre 2 motodops pour se rendre à la guesthouse à Occeutal beach. Sur chaque moto dans l'ordre : un gros sac, le chauffeur, une fille et un adulte avec les petits sacs. Le trajet n'est pas très long, mais très agréable. Le vent nous rafraîchit. Nous arrivons aux bungalows Occeutal Beachside Bungalows, c'est relativement sympa, propre, tenu par un français asiatique qui habite encore ne France, même si il est souvent la.
On prend les maillots et on fonce à la plage pas très loin de là : il suffit de traverser une petite route et prendre un grand chemin de terre où on débouche sur la plage.
Surpriiiiise ! On est loin de la plage calme et paradisiaque. Sur quelques centaines de mêtres sont alignés des parasols, des gros transats avec matelas et plein de touristes. Personne n'est allongé sur la plage, les gens se posent sur les matelas.
On fait de même et commandons un repas de midi. En fait, la consommation n'est pas franchement obligatoire.
En plus des touristes, il y a un balais ininterrompu de vendeurs ambulants proposant souvenirs et nourriture (crustacés, nems, fruits), ainsi que de mutilés, estropiés qui mendient de l'argent. On est loin du calme et de la tranquillité. C'en est même un peu saoulant. Ca n'empeche pas de nous baigner dans une mer très chaude, même si l'eau agitée ne paraît pas être d'une propreté impeccable.
Le soir à la tombée de la nuit, un autre balais habituel se met en route : les restos rentrent les matelas et sortent les tables basses et chaises ou fauteuils.
On peut donc manger direct sur le sable dans tous les restos de la plage. Bon c'est sympa, il fait bon, y'a pas mal de musique, mais attention à ne pas se mettre entre 2 enceintes qui ne joueraient pas la même musique !
Les vendeurs et estropiés quant à eux continuent leur circuit de tables en tables. Limite dur à supporter quand même cette vision des estropiés qui vont de table en table, sans mains, glissant sur les fesses, à genoux, au milieu de nous même, touristes "riches", valides, en train de siroter des boissons fraîches..

Jour 9 - Sihanoukville

Journée cool. Retour à la plage pour un petit dej. La plage est plus calme, c'est plus agréable. Plus on marche vers le nord, et moins il y a de touristes, et plus il y a de cambodgiens.
L'après midi, petit tour au marché de la ville, dans la pure tradition des marchés du pays : allées étroites, toits très bas, sombres, odorants, assez bordéliques, et grosse chaleur. Mais ca reste toujours un plaisir, un dépaysement complet, une ballade sans être interpellé, tranquille. Quelques achats dont des tongues pour les filles. Passage dans un petit supermarché au retour pour se faire plaisir avec des produits frais pour le 4h : des petits yaourts !
En ce moment c'est un long WE de congés pour les Cambodgiens, à l'occasion du nouvel an chinois. Du coup, la plage est bondée le soir....enfin rien à voir avec les plages de Méditerranée, mais quand même... Par contre pas mal de cambodgiens, ce qui donne une plage très cosmopolite sympa.
Revers de la médaille avec tout ce peuple, l'eau ne fait vraiment plus très propre.

Jour 10 - Sihanoukville

Bon il est temps de découvrir autre chose que cette plage touristique, trop touristique à notre goût. Parfois, il ne suffit pas d'aller très loin pour changer de décor. A l'occasion d'un petit footing la veille, j'étais tombé sur un tout petit village de pêcheurs, tout au nord de la plage. Sur cette plage, 2 ou 3 petits restos très modestes, sans musique, peu fréquentés. Le plage est plus blanc, plus propre et la mer est carrément plus limpide. En fait, la plage bondée possède une eau sale en comparaison, sûrement dû à la configuration, sa forme arrondie, et à la pollution des bateaux et quelques jets skis du WE.
En famille nous y sommes allés avec 2 motodop à 3000R par trajet chacune.
Le petit resto aux chaises bleues, tenue par une famille avec l'aide semble t'il d'un australien, surpassait ceux de la plage bondée : calme, belle, plus sauvage, cuisine simple et délicieuse dont le amok génial de la maman et enfin un pancake digne de ce nom par la fille. On y a testé petit dej et repas du midi.

Jour 11 - Sihanoukville

Bon on avait prévenu, on était venu là pour se la couler douce et que les filles profitent de la mer après les temples d'Angkor. Du coup qu'avons nous fait ce jour la ? Eh bien nous sommes retournés passer la journée sur ce bout de plage si agréable, et cette fois, nous avons testé le fameux petit resto familial matin, midi et même soir !
On est allé entre deux se ballader au petit village, traverser le pont et monter au dessus de la colline où se trouve le Queen Hill Resort, des bungalow genre "luxe" dont sont friands les cambodgiens aisés pour ce WE de fête.
De l'autre côté de la colline, un autre plage encore plus calme, avec encore des petits restos. Franchement si vous aimez le calme, ca vaut le coup de s'y rendre en moto.
Le soir nous avons demandé si nous pouvions donc manger dans notre petit resto. Ce fut une première pour nos hôtes, qui n'avaient pas l'habitude de voir des touristes le soir à cet endroit. Seul problème, nous n'aurions pas pu trouver des motodops pour nous ramener dans la nuit. Pas de soucis, la fille et son beau frère nous propose de nous ramener à notre hôtel après le repas.
Donc on rapproche la table de la seule lumière disponible, on se régale d'un autre amok, et on rentre en discutant à la fraîche sur la moto avec nos chauffeurs.
Vraiment une journée très agréable autant pour nous que pour les filles.

Jour 12 - Sihanoukville - Ile aux bambous

Aujourd'hui on prend le large ! On embarque nos masques et tubas et on prend place dans un bateau pour un boat-trip (30 US$ / adulte, 15 US$ / enfants). Au programme, petite dej au resto qui a vendu le programme, virée d'une journée en bateau, snorkelling (masque tuba) proche de 3 îles, pique nique barbecue sur l'île aux bambous (j'en ai d'ailleurs pas remarqué).
Première expérience des profondeurs pour nos filles, ca a été impressionnant, tellement impressionnant de voir ces formes sous marines avec coraux et poissons qu'elle n'ont plus remis la tête sous l'eau de la journée, là où c'était profond et sombre....
Bon les fonds marins ne sont pas ici aussi chouettes que ce qu'on avait pu voir sur Ko Tao en Thailande il y a nombre d'années, mais c'était bien sympa.
L'île aux bambous est très agréable si on imagine comment ca doit être une fois tous les bateaux de la journée partis. Il y a une petite guesthouse très basique avec resto sur la plage. Vraiment, on regrette de ne pas y avoir passé une nuit. On peut traverser l'île à pieds pour rejoindre une autre grande plage au sable jaune, avec la aussi un resto paumé. Vraiment bien, l'ainée de nos filles rêve d'y retourner dormir un jour...

Jour 13 - Sihanoukville - Phnom Penh

Finis la farniente et les amoks sur la plage, il faut retourner à la capitale. 2 motodops pour nous emmener nous et nos bagages à la station de bus où attend le bus de la compagnie GST. Pas de soucis pour notre réservation, ce qui n'est pas le cas d'une famille cambodgienne débarquée après s'être installée dans le bus. Retour sur la capitale sans encombre, malgré les accidents vus le long de la route. L'arrêt casse croute est bien plus authentique que celui de la Meking Express. Notre grande fille et moi-même nous régalons d'un soupe typique à base de poisson et pates de riz. Même pas le temps de finir que le bus klaxonne déjà.Arrivés à l'arrêt de bus de la compagnie à Phnom Penh, tout près du marché central, le bus est entouré de motodops et tuktuk proposant leurs services. Une personne éloigne l'attroupement avec une petite trique. Juste quelques centimètres de gagnés au final.
Les chauffeurs demandent facilement le double du prix normal touriste que nous avions l'habitude de payer quelques jours auparavant. Nous nous extrayons alors de la cohue pour aller trouver un tuktuk moins cher juste de l'autre côté de la rue.
Retour à notre hôtel "chinois" proche de la Rega. Même chambre, et même excitation pour les filles.
En revanche, nous retournons avec plaisir manger un bon petit plat mitonné à la francaise à la Rega, avec moelleux au chocolat pour contenter les filles (et nous même, mais chut!).
L'après midi, on file en tultul au marché russe. Rien de russe en fait, mais le marché réputé pour acheter des souvenirs (artisanat, tissus, CD, DVD, etc...). C'est pas de la grande qualité, mais il y a de chouettes choses à ramener. Nous repartons avec des tissus, quelques babioles, un CD de musique traditionnelle cambodgienne.

Jour 14 - Phnom Penh - Bangkok

Tout a une fin. Les sacs bouclés, petit dej sur le pouce à la Rega, et on embarque pour 5USD dans un tuktuk direction l'aéroport. Ce sera notre dernière virée en tuktuk que les filles affectionnent tant. Et elles ont le temps d'en profiter, sachant que l'aéroport n'est pas tout près.
Entrée dans le hall d'enregistrement climatisé et nickel, ca fait déjà un choc, et un petit air de retour à l'"occident".
En revanche attention à la note salée de la taxe d'aéroport ! 50 USD par personne ! Pas moins que ca ! A nous 4 avec les filles, on fait donc chauffer la carte bleue de 76 USD ! Bon à savoir non ?
Et nous revoila à Bangkok, avec retour à notre camp de base habituel : le New Siam 2 et sa piscine qui plait tant aux filles.
Histoire de renouer avec la modernité, nous allons faire un tour du côté des "grands magasins". Au programme visite de la belle maison de Jim Thomson, emplettes modestes, resto simili japonais rapide, et visite du nouvel aquarium du Siam Paragon.
700 B pour nous 4 et quelques heures de visites sous-marines, mais au sec. Vraiment le plus grand complexe aquarium que nous ayons visité. Vraiment à faire pour des enfants, mais quand même intéressant pour les adultes. Le clou de la visite consiste à pénétrer dans un tunnel vitré avec des poissons, des immenses raies et des requins tout autour et au dessus de soi. En prime, on a le repas des poissons apportés par des plongeurs. Impressionnant !

 

Jour 15 - Bangkok

Au programme, retour comme l'année passée au Wat Po pour voir le boudha couché qui avait tant impressionné les filles. Et il s'est avéré toujours aussi impressionnant d'ailleurs. En revanche pas mal de travaux sur le site, moins cool.
Mais avant cela, visite des klongs en long boat pour 700B. On a pris le circuit classique moyen, qui permet déjà d'avoir un bon aperçu, et de découvrir de belles maisons sur les canaux, et de la végétation insoupçonnée si près de Bangkok.

Jour 16 - Bangkok - Paris - Toulouse

Le vol du retour est le soir.Journée cool, fin d'après midi, piscine pour les filles, et emplettes pour nous à tour de rôle, principalement des objets déco pour notre intérieur.Taxi négocié sans compteur pour l'aéroport, et nous voila sur le retour... les têtes plein de souvenirs une nouvelle fois :-)

Transports en taxi, tuk tuk et moto-dop  Retour en début de page

Même à Phnom Penh, il n'y a pas de réseau de bus publics. Donc à moins de louer une moto, ou un vélo, le meilleur moyen de se déplacer reste le tuk tuk. Ca reste encore très agréable malgré les traffic aux heures de pointe. Les distances ne sont pas énormes et le tuk tuk est idéal. Le vent a le mérite de raffraichir, il faut juste ne pas être trop allergique aux odeurs d'échappements. Autant à Bangkok, à 4 on prend les taxis à profusions et bon marchés, autant à PHN on ne s'est jamis posé de question : tuk tuk. En plus, je ne me souviens pas avoir vu un seul taxi dans Phnom Penh. Les seuls vus étaient à l'aéroport ou proche aéroport.
Un aller aéroport-ville nous a couté 7 USD en taxi (il me semble avoir lu que 5 USD pourrait être le prix local, mais pas sur). Le retour en tuktuk nous a couté 5 USD.Nos filles ont en tout cas adoré les tuk tuks, que ce soit en ville ou . Les chauffeurs ont toujours été très souriants. Pour les prix, il est fort possible que les touristes de passage se voient facturés bien plus que les locaux. Difficile à PHN d'avoir une course inférieure à 1 USD. Ca semble être un prix minimum pour nous 4, ce qui reste raisonnable. Pour une longue course du nord au sud de la ville, ca peut monter à 2 ou 2,5 USD. Bon, pour une course payée 1 USD, il n'est pas rare d'avoir eu comme première demande 3 USD. Mais la négociation se fait vite et dans la bonne humeur.
Les tuks tuks sont très prisés à PHN et Siem Reap, même pour visiter tous les temples.

A Sihanoukville, les tuks tuks sont moins nombreux. Pour nous 4 ils étaient beaucoup plus gourmands, genre 2 USD la course pour bien moins de temps que PHN. Du coup, on a bougé en moto-dop, des motos taxis. Contrairement à Bangkok, les moto dop ne portent pas de vestes les identifiant, mais inutile de se prendre la tête à les chercher, eux se chargent de nous proposer une course si ils sont libres. A Sihanoukville, je n'ai jamais pu négocier une course à moins de 2000 Riels (1/2 USD) en moto, sans toutefois trop insisté. En revanche j'ai vu un local payer 600 Riels sa course. Soit je n'ai pas trop insisté, soit il est "entendu" que les touristes doivent payer plus cher, ce qui n'est après tout pas choquant, dans la mesure où ca ne devient pas exagéré.
Pour se rendre de la plage Occeutal à la plage Otres, ca nous coutait 2 motos à 3000 Riels. Un chauffeur nous a proposé un jour la course à 1 USD, mais en nous prenant tous sur sa moto. C'était un peu idiot de notre part, même si 3 adultes et 2 enfants sur une petite moto n'est pas extraordinaire pour eux. Ca reste toujours plus dangereux.Quant à la circulation en ville, je me souviens pas l'avoir vu aussi anarchique dans d'autres pays pour des motos. Anarchique est un grand mot, en fait les règles sont bien la, mais différentes et plus "souples". A découvrir ! Mais gaffe en traversant les rues, il faut constamment regarder à droite et à gauche, même quand on a franchi la moitié de la chaussée. Il y a en effet beaucoup de motos en contre-sens côté trottoirs.

Voyager en bus  Retour en début de page

Les gros trajets sur les axes principaux se font en gros bus. Plusieurs compagnies sont présentes sur les routes. Nous avons utilisé la Rith Mony Bus (RMN, prononcer "RMni"), la GTS Express Bus et la Mekong Express, la plus chère de loin. Mais il en existe d'autres.
Les tickets se prennent à l'avance et on peut choisir sa place dans le bus. En pleine saison du nouvel an chinois, nous n'avons eu aucune difficulté à avoir des billets. 2 jours avant le départ, nous étions quasiment les premiers à réserver sur l'horaire voulu.
Toutes ont une ventilation (plus ou moins clim selon les bus et la compagnie) et une télé. Les toilettes, très propres, sont sur la Mekong Express.
La Mekong Express, la plus haut de gamme, possède un stewart en tenue, qui fait également guide le long du voyage. Mais bon, les infos données ne sont pas énormes, et il est là aussi pour faire la pub pour la compagnie. La compagnie offre aussi un petit encas et une boisson. Il n'y a ainsi pas de stop entre PNH et Sihanoukville, mais il y en a eu un sur la route de Siem Reap. Les bagages sont marquées avec un ticket bagage vérifié à la sortie. Sur les autres testées, on donne son sac en entrée de soute et on le récupère en sortie. La clim marche bien au départ. En fin de journée elle a quand même du mal à suivre sur le bus qu'on avait. La télé était mise en sourdine, surement pour le confort des passager, et du fait que la plupart était occidentaux et donc ignards en khmer. Un peu dommage pour les clips karaoké. Il y a des petits coussins et appuis têtes lavables sur chaque siège, mais j'ai trouvé finalement le siège le plus tape-cul sur cette compagnie. Le bus est parti assez à l'heure et arrivé à l'heure.
RMN est une compagnie bon marché. De ce fait elle est très utilisée par les locaux, et sur le trajet PHN-Siem Reap nous étions les seuls occidentaux à bord. La, la télé était assez forte, relayée par des hauts parleurs dispatchés dans le bus. On a eu droit à un programme très peu "aspetisé" : du karaoké bien sur, une série comique khmer avec 2 personnages style Laurel et Hardy mais en bien moins fin et plus odieux, et un film de kung fu terriblement violent surtout pour nos filles (mais j'avoue que les combats étaient très bien faits). Le bus passera bien sur son temps à klaxonner au moindre dépassement, ce qui doit faire un gros klaxon tous les 15 à 30 secondes. On est parti avec une heure de retard quand même.
Nous avons pris la GST au retour de Sihanoukville. Le bus le plus vieux et le moins équipé de tous. Clim inexistante, aucun filet devant soi pour poser des affaires, sièges en velours vieillot, sol très sale, compteur de vitesse hors service. On est parti avec un quart d'heure de retard, donc on va dire à l'heure. A noter qu'un local et sa famille s'est fait débarquer avant le départ, il y a eu semble t'il un problème de réservation. La compagnie a peut être d'autres bus plus récents, mais ca ne nous encourage pas à la reprendre un jour si besoin.A l'arrivée des bus, c'est la prise d'assaut par les chauffeurs de tuktuk, qui font aussi office de rabatteurs pour certaines guesthouses. Ainsi à certains arrêts et pour certaines compagnies, les assaillants sont maintenus à distance avec une simple cordelette en guise de barrière, et la plupart du temps l'usage d'une trique pour repousser les plus hardis. Bon ceci dit, la trique semble plus les faire rire qu'autre chose, mais ca reste efficace pour les faire reculer de quelques cm. Ce "périmètre de sécurité" était en place aux arrivées de la Mekong et de la GST, mais absent à l'arrivée à Siem Reap avec la RMN. Ceci dit, l'ambiance semble survoltée, mais aucune agressivité notable sur ce que nous avons vu.Sur la route les bus roulent assez vite compte tenu du nombre de personnes aux abords, motos, vélos, piétons, voitures et bien sur les vaches très présentes et qui osent parfois traverser devant un bus. Ils klaxonnent souvent donc, genre tous les 15 à 30 secondes, avec plus d'insistence pour les vaches.
A noter que sur l'aller Siem Reap on a vu un accident, et sur le retour de Sihanoukville on a vu 3 accidents assez importants impliquant des sorties de route de voitures particulières (en ligne droite !!).
A l'aller, l'accident a provoqu" un bel embouteillage en sortie de Phnom Penh. Au fil du temps qui passe, les chauffeurs de tous véhicules n'ont pas pris pour habitude de patienter, bref tout le monde commence à vouloir remonter la file arretée. Ca commence par les motos (normal ca), puis quelques voitures particulières, donc quelques camions prennent le pas. Comme cette 2ème file se met à coincer aussi, une troisième file va se créer à sa gauche, et une quatrième se crée sur le bas côté. Au final, sur une route simple à 2 voies, on s'est retrouvé à 4 files de bouchons dans un sens, et bien sur le sens opposé était alors bloqué. Bien entendu, au milieu de tout ca, l'unique ambulance qui devait arriver sur place s'est retrouvée complètement coincée dans le bouchon. Tout ca se fait tranquillement, personne ne rale, mais tout le monde tente de faire sa place, ca parait tout à fait normal. Heureusement, sur d'autres accidents, la police était là pour régler le traffic.Sur les axes moins courus et moins accessibles, il reste les minibus. On avait longtemps hésité à retourner à Bangkok par le bus, avec passage frontière terrestre à Koh Kong. Quand on a vu les minibus sur les routes, on n'a pas trop regretté, ca aurait été assez dur pour les filles. Les minibus sont en effet surchargés. La hayon arrière est toujours ouvert bien sur. Le chauffeur augmente la surface de chargement en coincant des planches. Il gagne ainsi au moins 1m, sur lequel il peut ajouter des marchandises, des motos des passagers. Bien sur si il n'y a plus de place a l'intérieur (genre 15 occupants pour 9 places), il reste le toit pour les extras au milieu d'autres marchandises. Voyager de la sorte reste une expérience inoubliable, mais on a lu pas mal de récit où les voyageurs ont pas mal subi le voyage.

Transports pour visiter les temples 

Retour en début de pageLes temples d'Angkor sont très éloignés les uns des autres. Il est impossible à moins de préparer un raid de se déplace à pieds de l'un à l'autre. Il faut donc prendre un moyen de locomotion personnel comme le vélo ou la moto. Autant nous avons vu des vélos, autant nous n'avons pas vu de motos conduites par des occidentaux. Il se peut qu'aujourd'hui encore la moto ne soit pas louable à Siem Reap (elle l'est redevenue à Sihanoukville et c'est fortement recommandée si on veut se déplacer beaucoup). Il se loue des velos électriques à Siem Reap, mais les occidentaux venant avec une moto louée à PHN doivent être rares.
Le velo ne me paraît pas être l'idéal, sauf pour le porte monnaie. De nombreux kilomètres séparent les temples, et il est illusoire de vouloir en visiter beaucoup en 3 jours en vélo. Prendre plus de temps ou utiliser un tuk tuk. De plus il fait chaud, les routes à midi ne sont pas à l'ombre, et rouler en vélo pour ensuite arpenter à pieds le temple est sportif. Autre désavantage, beaucoup de temples se visitent en entrant par une porte, et en ressortant pas la porte la plus proche à l'opposé. Si on a laissé son vélo à une porte, il faut faire demi-tour pour aller le rechercher.C'est pour cela que nombre de personnes en individuel loue les services d'un chauffeur à la journée. On négocie un prix forfaitaire, en fonction des temples à voir, de leur éloignement, du nombre de jours. Bien sur un chauffeur parlant anglais voire français sera plus interessant et donc plus cher. Mais gare, les chauffeurs francophones sont très bookés et leur agenda bien remplis. Même si l'un vous dit ok, vous pourrez vous retrouver avec un autre qu'il vous aura fourni à sa place. Ca se fait. Selon les critères, le chauffeur pourra être rémunéré de 10 à 15 USD par jour, voire au delà. Dans le prix négocié, le chauffeur sera souvent "à disposition" pendant les jours définis. Ainsi, en dehors des visites, il pourra vous emmener aux restaurants, en ville, à d'autres visites, ou encore comme nous à une école dans la campagne. Il vous dépose au restaurant et sera là pour vous ramener quand vous aurez fini. C'est d'autant plus interessant que Siem Reap est pas mal étendu, que les hôtels ou centres d'intérêts sont très dispatchés et qu'on est donc jamais proche de tout.

Réaliser un voyage plus "utile"  Retour en début de page

Le cambodge est un pays qui sort tout juste de la guerre et de multiples blessures. Il a énormément de besoin dans de nombreux domaines, notamment dans la santé, l'éducation, les enfants orphelins.
Il est déconseillé de donner de l'argent ou des dons en nature aux mendiants valides dans les rues, qu'ils soient adultes et surtout enfants. Cela encourage ces personnes et les enfants à rester dans la rue, alors même que nombre d'associations luttent contre cela.
De nombreuses associations et ONG oeuvrent dans ce pays pour l'aider à se reconstruire et combler le retard comparé à ces voisins. Mais chacun pourrait aussi profiter de son voyage pour apporter une petite aide à ce pays, ces gens qui en ont cruellement besoin. Il existe bien une classe aisée dans le pays, mais le fosé est énorme avec la majorité des habitants.
L'idéal est encore de se rapprocher d'une association proche de chez soi, ou une association de plus grande envergure. Les initiatives individuelles et concrêtes sont interessantes, mais on se rend compte que ce sont des fonds qui manquent, pour de reels projets.
Peu avant de partir, nous avons improvisé une collecte de fournitures scolaires dans les classes de nos 2 filles. Nous avons récolté environ 7 kg de fournitures (cahiers, stylos, feutres, crayons...) et les avons apporté dans une école dont nous avions un contact par l'intermédiaire d'Hélène, la manager du Phnom Bok Hotel de Siem Reap.
Après avoir discuté avec le proviseur, on s'est rendu compte que les fournitures c'est très bien et necessaire, mais que c'est une goutte d'eau pour les besoins de cette seule école. Nous avons dû passer 2 heures dans l'école, pour finalement équiper une partie des élèves, les plus nécessiteux, et quelques bricoles pour les enseignants qui ne gagnent que 30 euros par mois.
Le proviseur fait appel aux dons pour tout. En ce moment, il a besoin d'une armoire, simplement une armoire, mais il ne l'aura pas sans des dons. Des donateurs lui ont déjà fourni une citerne d'eau, des bâtiments pour d'autres classes, le mur de clôture, quelques bancs, et bientôt des jeux pour mettre dans la cour. C'est cette visite qui nous a fait comprendre le cruel manque de moyens, et le pourquoi de la présence de toutes ces associations et ONG dans le pays.
C'est ainsi que pour apporter une aide, soit il faut monter un projet (encore faut-il avoir des contacts et une connaissance de besoins), soit il faut rejoindre un projet en cours en faisant des dons et en aidant sur place pourquoi pas. Bien sur, des apports de fournitures, de vêtements aux orphelinats, seront toujours apréciés.
Pour les fournitures par exemple, il est conseillé de les acheter sur place (il y en a, mais nombre de familles ne peuvent en acheter). Ca coûte moins cher sur place, donc on peut en acheter plus, ca réduit le transport et c'est toujours ca de devises en plus dans le pays. Ensuite, ne pas distribuer à l'aveugle à quelqu'un qui pourrait être tenté de les revendre à d'autres, mais s'assurer que la distribution sera bien utilisée.

Budget (2007)   Retour en début de page

Globalement, le même niveau de vie au Cambodge revient plus cher qu'en Thailande. Etonnant pour un pays plus pauvre, moins moderne. Mais il faut bien constater que ce pays tente de vite combler son retard et espère beaucoup des devises étrangères pour améliorer l'ordinaire peu réjouissant encore.

En gros, pour 14 jours au Cambodge et 2 jours à Bangkok, pour 2 adultes et 2 enfants, nous avons dépensé 840 €, soit 60€ par jour, pour logement, nourriture, transports et emplètes.

 

 
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