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 Tibet Tibet 

Introduction | Itinéraires et dates | Formalités | Logement | Nourriture | Route | Lhasa | Divers | A ne pas manquer | A éviter
Actualité | Photos

Introduction  Retour en début de page

Drapeau
Nous attendions beaucoup de ce voyage. Nous n'avons pas été déçu mais un sentiment étrange demeurait. Nous ne savions pas trop si nous étions au Tibet ou en Chine. Les chinois possèdent tous les commerces, hôtels et restaurants dans les petites villes. Dans les campagnes, les tibétains subissent cette invasion. Tous semblent cantonnés aux travaux des champs ou aux bas-travaux dans les villes. Peut-être que je me trompe, dites le moi, mais c'est le sentiment que j'ai eu. A Lhasa, autour du Bakhor, les policiers veillent et semblent ne pas autoriser le moindre attroupement. Même si beaucoup d'allusions semblent dénigrer les Chinois, sachez que je ne critique absolument le peuple Chinois, mais plutôt la politique Chinoise vis à vis du Tibet.

Itinéraires et dates  Retour en début de page

1998, mai.

Route de Katmandu à Lhassa (Zhangmu, Nyalam, Lhatse, Shigatse, Gyantse, Lac Yamdruk, Lhassa) en bus.
Retour en avion.

Formalités et entrée  Retour en début de page

Le Tibet est sans doute l'un des pays d'Asie les plus difficiles d'accès pour le voyageur individuel. Ce pays envahi par la Chine il y a presque 50 ans ne bénéficie pas du même régime que la majeure partie de la Chine. Même avec un visa chinois tout à fait régulier, vous n'êtes pas assuré de passer la limite entre Chine et Tibet. Le gouvernement chinois voit d'un mauvais oeil les étrangers sur une terre où les Droits de l'Homme ne sont pas respectés. Il tente alors de contenir les touristes en s'appuyant sur le tourisme de groupe. Les voyageurs individuels, habitués à loger chez l'habitant et à discuter avec les locaux, ne sont donc pas encouragés à venir, bien entendu.

Aujourd'hui, officiellement, seuls les groupes d'au minimum 5 personnes sont autorisées à entrer au Tibet, que ce soit depuis le Népal ou depuis la Chine (Chengdu en avion et Golmud par la route, et encore !). Par contre, une fois au Tibet, il est possible de circuler dans certains endroits en étant seuls ou dans des groupes organisés de moins de 5 personnes. Toutefois, prévoir un voyage en Chine, c'est prévoir un budget beaucoup plus conséquent comparé à tous les pays alentours. La Chine en profite en effet pour remplir les caisses de l'état. C'est ainsi que certains pensent que voyager au Tibet consiste à donner des devises aux Chinois et cautionner l'invasion. Le Dalai Lama quant à lui pense que le tourisme est le moyen de ne pas laisser le Tibet dans l'isolement, le moyen de pouvoir témoigner. 

Je ne parle pas de la route de Golmud car je ne sais rien de la situation actuelle. Par contre nous avons rencontré quelques personnes arrivant de Chengdu. Il est toujours obligatoire d'acheter un mini-package avec le billet d'avion. Les personnes avaient payé 240 US$. L'avantage de cette solution est que le visa est normal et donc de durée normale pouvant aller jusqu'à un mois pour un touriste.
Une connaissance est entré l'été 98 par Chengdu. Sa copne et lui-même ont attendu une journée à Chengdu : 1950 Y (contre 1500 Y en mai) avec deux nuits comprises à Lhasa.

Depuis Katmandu, il est possible d'aller au Tibet par la route (arrivée à Zhangmu) ou par avion (arrivée à Lhassa). Dans les deux cas il semble impossible d'entrer en individuel. Il faut acheter un tour dans une agence de Katmandu. Ce tour peut-être de 3 jours minimum jusqu'à plusieurs semaines (détail des circuits d'une agence :à lire dans l'ordre les parties 1,2,3 et les tarifs correspondants). Le billet d'avion est en plus (228 US$ l'AS quel que soit le sens ou 434 US$ l'AR).
Si vous passez par une agence, ne faites pas faire un visa chinois dans votre pays ! En effet, ce visa sera simplement annulé par l'ambassade chinoise de Katmandu.

Pour une entrée en "organisé" depuis Katmandu, le visa n'est valable que pour la durée du circuit. De plus vous obtenez ainsi un "visa groupe" qui n'a rien à voir avec un visa chinois normal valable un mois. Aucun tampon sur votre passeport, c'est le guide qui détient la liste des noms du groupe. Vous ne pouvez donc pas quitter librement le groupe pour voyager en individuel. Pour cela, il faut "splitter" le visa de groupe et demander une extension de visa. Après ceci vous obtenez enfin un visa individuel. Cette démarche est à faire dans un BSP (bureau de police). Certains voyageurs ont obtenu satisfaction, d'autres se le sont vu refuser. Nous avons fait cette démarche par l'agence de voyage locale de Lhassa, celle qui est en contact avec celle de Katmandu nous ayant vendu le circuit. Nous avons payé 113 US$ par personne pour une semaine d'extension de visa !! (pour les américains US, 93 US$). Une hollandaise est passée par un autre intermédiaire, mais de la même agence, et ca ne lui a coûté que 50 US$. Bref, renseignez vous bien. A Shigatse, certains ont obtenu une extension de 2 semaines, ce qui confirme le fait que c'est encore l'endroit idéal pour faire prolonger son visa en individuel. A Lhassa, on nous a refusé une extension supérieure à une semaine. Pour prolonger de deux semaines, il faut prolonger d'une semaine et revenir une semaine plus tard pour prolonger à nouveau ! Bien sûr tout ceci est valable si vous désirez voyager en individuel. Si vous souhaitez partir avec une agence locale de Lhassa, vous aurez bien sûr un visa valable pour la durée de votre circuit.

Circuit au Mont Kailash payé par des voyageurs en mai 1998: 500 US$ (540 avec détour par le camp de base de l'Everest). Le même circuit en juillet 98 n'a pu être négocié à moins de 640 US$.
Lhassa - KTM en 6 jours, 1600 Y/personne a 5 dans le land-cruiser.
Lac Namtso, Samye, Yarlung en 4 jours : 1000 Y/personne a 4.

Logement  Retour en début de page

Sur la route vers Lhasa, nous avons dormi dans des hôtels, le plus souvent construits et dirigés par des Chinois. Notre groupe ainsi que la plupart des groupes effectuant le même trajet, dormions tous dans les mêmes. Il est clair que nous ne logions pas avec les pèlerins tibétains. Dommage, même si le confort était digne d'un 3 étoiles dans les grandes villes. Seuls les 2 premiers hôtels étaient rudimentaires, à Nyalam et Lhatse. Pas de douche et de toilettes occidentales dans ceux ci. A Lhasa, notre guide nous amena au Banak Shol Hôtel. Après avoir quitté le groupe, nous avons cherché un autre hôtel et sommes allés visiter les plus connus : le Yack Hôtel, le Snowland et le Kirey. En mai, les prix pour une chambre double avec toilettes et douche à l'intérieur étaient :
- Banak Shol : 160 Y - Yack : 230 Y - Snowland : 260 Y - Kirey : 110 Y. En haute saison (été), les prix montent et le Banak Shol par exemple affichait  200 Y. Une chambre double avec toilettes extérieures coûtaient environ 60 à 90Y. Parmi tous ces hôtels, le Banak Shol est le plus éloigné du Joklang (5 à 10' à pieds) mais il est le plus agréable à priori. Le service est tenu par des tibétain, il est efficace et les chambres sont correctes. Les chambres avec toilettes à l'extérieur sont plus rudimentaires bien sûr mais elles donnent toutes sur une avancée où il fait bon prendre le soleil. Son restaurant était aussi très bon. Il est près de la banque. Nous sommes donc restés au Banak Shol durant nos derniers jours à Lhasa.

Nourriture  Retour en début de page

La nourriture tibétaine est très peu variée. Il faut avouer que les restaurants chinois des villes apportent un peu de variétés au repas. Les momos tibétains sont très souvent à base de viande et ne sont donc pas très recommandables pour des raisons d'hygiène. Il faut avouer aussi qu'ils ne nous ont pas trop séduits, comparés à ceux que nous avions mangés au Ladakh ou au Népal. Nous en avons mangé de très bons mais ce sont ceux qui sont accommodés à l"occidental", avec légumes et sauce à base de tomate. Les meilleurs semblent être ceux du restaurant du Banak Shol Hôtel. La nourriture servie dans les restaurants chinois est réellement chinoise et assez éloignée des menus chinois préparés en France. Les plats sont à base de riz blanc, auquel on ajoute des légumes ou de la viande cuits à la poêle, mais souvent avec peu de sauce. Bref, n'allez pas au Tibet en espérant vous régaler tous les jours, même si c'est parfois possible. Pour ceux qui craquent et qui ont une grosse envie de cuisine occidentale, ils peuvent se rendre aux restaurants de Lhasa, dans ou près des hôtels. Celui du Banak Shol est excellent pour ses momos ou ses spaghettis bolognaises (non non vous ne rêvez pas, il y a même des pizzas). Celui du Kirey Hôtel, le Tashi restaurant, a aussi une très bonne réputation. La nourriture est très bon marché, un bol de riz et un plat de légumes coûtent environ 8 Y, et 10 à 15 Y avec de la viande. Le thé chinois est toujours servi à table (thé flottant dans l'eau chaude).

En dehors de cette route Katmandu-Lhasa, il ne faudra pas espérer manger très varié. Si vous partez au mont Kailash avec une agence, achetez des produits à Lhasa car les épiceries n'existeront pas là-bas !

Route de Katmandu à Lhasa  Retour en début de page

Carte et profil de la route.
Deux départs par semaine, le mardi et le samedi à 6h00 du matin. Cette route prend 5 jours de bus, dont un jour au Népal. Inutile de se charger de trop de nourriture, il y en a le long de la route. La partie népalaise est magnifique, avec des vues sur les collines vertes et les chaînes de montagnes enneigées. Vers Dulhikel, la vue est splendide. C'est d'ailleurs un endroit où se sont installés des "resorts" de luxe. Petit à petit, la route s'élève et les collines deviennent de plus en plus escarpées. Jusqu'à Kodari, la ville frontalière, nous traversons de petits villages et grimpons au milieu de la végétation toujours présente. Soudain, au détour d'un virage, nous apercevons au loin des petits immeubles à flanc de colline : Zhangmu la première ville chinoise ! Le choc est violent, des immeubles à cet endroit, cela parait fou. Entre Kodari (dernière ville népalaise) et Zhangmu, il y a 2 kilomètres à parcourir, sur un chemin de terre en très mauvais état. Nous montons tous à l'arrière d'un camion chinois, et, accrochés tant bien que mal aux arceaux du camion, nous montons à Zhangmu. Il est possible selon l'état de la route, que ces 2 kilomètres se fassent parfois à pied, avec possibilité de louer des porteurs pour les sacs ("prestation"  non comprise dans le billet du voyage).  Camions et busA zhangmu, les formalités de douane sont assurées par le guide tibétain qui nous attendait là. Le samedi, la banque est fermée. Des changeurs "au noir" mais avec approbation des policiers proposent leur service. CHANGEZ ici car ensuite les banques sont rares, et les guides préfèrent éviter d'avoir à perdre leur temps dans les banques. Bref, nous n'avons pas pu aller dans la moindre banque avant Lhasa. Nous avons changé ma femme et moi 25 US$ chacun au taux de 1$=8,25Y, le taux officiel étant environ de 1$=8Y. 25$ par personne sont largement suffisants pour rejoindre Lhasa. D'ordinaire, le reste du trajet jusqu'à la ville étape se fait en bus. Mais ce jour là, ils n'ont pu arriver jusque ici et nous devons donc les rejoindre encore en camion, mais cette fois ci pour 20 kilomètres. Un bon bout de temps plus tard, nous arrivons aux bus, qui n'ont pu franchir une grosse coulée de glace et de neige. A 2500m, la végétation a disparu et la neige n'est présente que par quelques rares plaques gelées. Le ciel est gris et il commence a faire sérieusement frais quand nous atteignons Nyalam, la ville où nous devons dormir, à 2700m d'altitude. A ce moment, monter les escaliers du rudimentaire hôtel demande un bel effort et un bon souffle ! Le repas chinois avalé, les sacs de couchage bien fermés, nous nous endormons fatigués, après 10 heures de voyage.

Lever de bonne heure le lendemain. Toilette rudimentaire dans une bassine et juste un the d'avalé. Thé qui nous aurait coûté 5 Y si on n'avait pas fait remarquer qu'un thé coûte moins d'1 Y. Bref, départ du bus et en avant pour le périple ! Point de goudron sur la route, nous n'en trouveront d'ailleurs que très peu au cours des mille kilomètres à parcourir. Le bus vibre de partout, les vitres s'ouvrent dans les descentes, la poussière nous oblige parfois a mettre un tissu devant le nez. Des boules-quiès n'auraient pas été de trop.  Immédiatement, les paysages sont comme on les attendait à cet endroit : montagneux, déserts, rocaille, pas de végétation et des pics enneigés au loin, bref comme ici.  Le bus s'arrete lorsqu'on le demande. Quelques minutes seulement après notre descente du bus, des enfants et adultes arrivent à notre rencontre en courant. Ils nous observent, nous demandent de l'argent ou de la nourriture ou des bouteilles d'eau. Ils manquent en effet cruellement de récipient pour le lait. A cet endroit, la terre est très sèche mais on aperçoit constamment des troupeaux de chèvres ou de moutons. Petit à petit, l'altitude augmente, pour finalement atteindre 5000m. Les cols sont marqués par des drapeaux à prières, morceaux de tissus sur lesquels se trouvent des prières en sanscrit. S'il vous plaît, ne les prenez pas pour souvenir, ils doivent rester à cet endroit, ils ont leur utilité aux yeux des bouddhistes.  A 5000m, il est inutile d'essayer de courir. Cela demande déjà un bel effort mais c'est surtout dangereux, vous risquez d'attrapper le mal d'altitude. Le bus redescend ensuite avant d'atteindre le plus haut col du voyage, à près de 5200 m. A cette époque, pas la moindre trace de neige, sauf sur les montagnes au loin. Quelques tibétains sont là, avec leurs ânes chargés. Où vont-ils, d'où viennent t-ils, nous ne le sauront pas. Certains jouent de la musique, un petit instrument à cordes, en espérant recevoir quelques petits dons. Ensuite, nous avons continué notre route jusqu'à la ville de Lhatse. Après plus de 8 heures de route, nous sommes fourbus. A cela s'ajoutent semble t-il les premiers symptômes du mal d'altitude : fatigue et maux de tête. La partie de la ville où nous logeons est triste, avec des bâtiments tout en carrelage, comme aiment à les faire les Chinois. Le soir, nous mangeons dans un bon restaurant chinois et allons nous coucher sans douche.

Le lendemain matin, la rue principale, qui est en fait la route, est très animée. Tibétains et Chinois arpentent la rue, de long en large. La circulation est très peu dense ici, seuls quelques camions et jeeps passent de temps à autre. La majeure partie du trafic est assurée par les bus ou voitures de touristes. Aujourd'hui, nous avons une route beaucoup moins longue pour atteindre Shigatse, la deuxième plus grande ville du Tibet. Peu de dénivelé sur notre route mais les contrôles de police nous ralentissent quelque peu. Les montagnes sont toujours aussi sèches mais les espaces cultivés sont plus abondantes dans la vallée. En arrivant sur Shigatse, comme souvent, les premières maisons sont tibétaines. Puis apparaissent les immeubles chinois qui sont ici beaucoup plus nombreux et imposants. Nous passons devant le superbe monastère de Drepung, qui nous vaudra une superbe visite..
Cette fois ci, l'hotel chinois est assez luxueux, avec toilettes, bain et télévision. A noter, nous avons souvent eu une TV dans les chambres, mais jamais nous n'avons reussi a capter une chaine occidentale. En Chine, il n'y a avait pourtant aucun probleme pour cela. Bizarre non ?

Une demi-journée de bus est nécessaire pour rejoindre Gyantse. Enfin une ville restée relativement intacte. Le grand hôtel ou nous logeons possède une décoration beaucoup moins chinoise et davantage inspirée de la culture tibétaine. Pas de grosse construction ici. Une petite visite dans les ruelles de la ville tibétaine nous conduit aux portes du monastère. La ville possède également un fort que nous n'avons pas visite. Quelques restaurants tibétains et chinois se partagent les faveurs des voyageurs. Les prix peuvent être assez hauts dans certains. Peu de véhicules empruntent la grande rue pavée qui mène au monastère. De belles maisons bordent cette rue et la mendicité n'y existe pas. Chouette ville en somme.

La dernière journée de voyage est longue. Un col a 5000 m doit être franchi avant de redescendre sur Lhasa. La route monte de nouveau. Les paysages redeviennent plus montagneux. Quelques nouveaux pics enneigés nous observent. De l'autre côté, des montagnes toujours aussi arides. Notre bus s'arrete parfois, comme ici. Les paysages sont vraiment très beaux à cet endroit. Nous nous rapprochons petit à petit d'une des montagnes blanches qui nous paraissait si loin il y a une heure. Nos yeux sont rivés contre les vitres, tentant difficilement d'apercevoir le haut des montagnes que nous frôlons. Peu avant le col, à notre gauche descend un superbe glacier. Comme de coutume, nous stoppons au col. Désormais, l'acclimatation à l'altitude semble achevée et nous pouvons apprécier à loisir le moment. Le bus dégringole alors de l'autre côté avec un panorama sur des dizaines de kilomètres.
Nous rejoignons ensuite le grand lac Yamdruk. Nous longerons pendant longtemps un bras du lac, infime partie ramenée à la superficie totale. Sur le bord, un village nous permet de manger une assiette de nouilles, mais qu'il est triste ce village !
La route est encore longue avant d'atteindre les premières maisons de Lhasa. Avant l'arrivée des Chinois, Lhasa n'était pas très grande. Il y avait des villages quelques kilomètres avant. Désormais, les constructions chinoises ont absorbé ces villages et ils sembles appartenir à la ville elle même. Durant plusieurs kilomètres, nous roulons sur de grandes avenues bordées d'habitations et autres bâtiments. Dans le bus, les visages se ferment. Les grands espaces paraissent bien loin. La vie ici semble si triste, si monotone. La circulation n'est pas trop dense mais suffisamment pour regretter le calme des jours derniers. Peu à peu, les bâtiments se font plus resserrés, nous entrons dans Lhasa. La première vue du Potala est impressionnante. On le voit de loin et il paraît immense, trônant sur un promontoire rocheux. Arrivés dans le centre, les visages s'éclaircissent légèrement, la vie paraît plus animé et plus sympathique. Notre hôtel tenu par des tibétains semble agréable. Nous prenons les chambres et décidons de suite d'aller faire un tour vers le vieux Lhasa. Nous ne nous doutions pas de l'excitation qui nous attendait au détour du Bakhor.

Lhasa  Retour en début de page

Notre première promenade commence sur les trottoirs de la grande avenue qui rejoint le Potala. Quelques épiceries chinoises, un cinéma et la banque de Chine. Beaucoup de monde avec autant de Chinois que de Tibétains. A un carrefour, nous tournons à gauche et nous pénétrons dans un petit marché très vivant. Nous nous sentons alors beaucoup mieux dans ces rues piétonnes. Soudain, nous débouchons sur une rue perpendiculaire. Un flot ininterrompu de tibétain avance lentement dans une bonne humeur. Nous nous engageons et nous laissons porter par ce courant humain. Les faciès sont tous tibétain, les costumes viennent de plusieurs tribus, les moulins à prière tournent sans cesse, certains marmonnent des prières, d'autres discutent... Nous sommes enfin dans le coeur de Lhasa : le Bakhor autour du Joklang. Le Joklang est le monastère central de Lhasa. La rue en faisant le tour est le Bakhor. C'est un lieu de pèlerinage que tout pèlerin se doit de parcourir. Après avoir fait le tour nous arrivons sur une place, place donnant sur l'entrée du Joklang. Magnifique. L'atmosphère qui règne ici est magnifique. La force de Lhasa se trouve à cet endroit. Des femmes tibétaine dansent et chantent. Le chant est strident mais d'une grande pureté. La danse est simple mais très émouvante. Ces femmes ont alors demandé un peu d'argent aux badauds (tibétains pour la plupart). Souvent les pèlerins doivent mendier pour pouvoir retourner dans leur région, qui peut se trouver à des jours et des jours de marche. Ce soir fut très important, c'est réellement le premier vrai contact avec la population et sa culture tibétaine. Nous avions visité beaucoup de monastères durant le voyage, mais ce spectacle vivant les valait tous.

A ne pas manquer   Retour en début de page

  • Lhasa bien sûr avec le Potala, le Joklang et le Bakhor
  • Lorsque l'on tourne autour du Bakhor et que l'on arrive derrière le Joklang, coté opposé à l'entrée, prendre à droite une petite rue. Au bout, une sorte d'entrée sur la gauche mène dans une petite rue avec des moulins à prières. On débouche alors sur une petite place fantastique. Il semble que ce soit le lieu de repos des pèlerins. Tout le monde est assis par-terre, les moulins à main tournent sans arrêt, les gens sont silencieux, calmes. Nous avons eu un sentiment de malaise à ce moment là, nous sentant complètement étranger à cette scène qui devait être identique il y a des dizaines d'années. Sur la gauche, un petit temple avec la même atmosphère. Probablement le moment le plus fort que nous ayons eu au Tibet voire en Asie !
  • Gyantse : ville bien conservée, petite, avec un beau monastère et un fort.
  • NamTso : immense lac au nord de Lhasa avec nomades. Nous n'avons pu y aller mais c'est avec regrets
  • Les cols à plus de 5000m ainsi que les villages sur la route de Katmandu.
  • Le déjeuner des moines au monastère de Sera (évitez les flashs, ce serait plus correct)

A éviter  Retour en début de page

  • Lhatse : ville d'une grande tristesse, défigurée par les bâtiments chinois. Le soir, les femmes tibétaines courent après les touristes pour mendier argent et nourriture. On ne peut critiquer leur raison mais c'est triste à voir.
 
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