-->
Retour Namast Web

Décembre 2010
Santiago - Arica et parc Lauca - Calama et San Pedro de Atacama - Copiapo et Pan de Azucar

Jour Programme Nuit qui suit
Jour 1 Toulouse - Paris - Santiago Santiago - Ameristar Apart Hotel
Jour 2 Avion pour Arica - Arica Arica - Hotel Mar Azul
Jour 3 Destination Putre en voiture, + virée Las Cuevas Putre - Hotel Cali
Jour 4 Parc Lauca - Parinacota - Lac Chungara Putre - Hotel Cali
Jour 5 Ballade matinale à Las Cuevas
Retour Arica pour bus de nuit.
___ Bus de nuit ___ Arica > Calama
Jour 6 Calama > San Pedro de Atacama - Vallée de la Lune San Pedro - La Rose d'Atacama
Jour 7 San Pedro : Vallée Jere - Lagunes Miniques & Miscanti - Laguna Cejar et Tebiquinche San Pedro - La Rose d'Atacama
Jour 8 San Pedro : Farniente - Vallée de la Luna (suite) San Pedro - La Rose d'Atacama
Jour 9 San Pedro : Geysers El Tatio, ses "termes" - Vallée Guatin des cactus
San Pedro - La Rose d'Atacama
Jour 10 San Pedro : Vallée de la muerte/luna (suite) - Retour Calama ___ Bus de nuit ___ Calama > Copiapo
Jour 11 Copiapo > parc Pan de Azucar Camping - Lodge Pan de Azucar
Jour 12 parc Pan de Azucar Camping - Lodge Pan de Azucar
Jour 13 parc Pan de Azucar Camping - Lodge Pan de Azucar
Jour 14 parc Pan de Azucar puis retour par Bahia Inglesia, puis Copiapo ___ Bus de nuit ___ Copiapo > Santiago
Jour 15 Santiago - Avion pour Paris Avion pour Paris !

 

 

Jour 1 - Toulouse > Santiago

Arrivée Santiago, et no problemo avec notre résa à Ameristar Apart Hotel, pour une location de petit appartement en plein Santiago, dans un grand immeuble de standing quartier Bella Artes.
C'est bien la première fois qu'on loue un petit appart, mais c'était le même prix qu'un hotel simple et réservable sur booking.com.
Bien placé, kitchenette qui nous a permis de manger le soir des courses faites dans le grand supermarché d'â côté, accès à la piscine du toit et ses terrasses. Bref, nouveau et on ne regrette pas.
Le gars a préféré qu'on paye en cash, au choix 69 US$ ou 52€ ou 33000 P.
On a payé le taxi de l'aéroport chez TransVIP pour 13 000 P. On a payé 12 000 dans le sens inverse avec un taxi meter hêlé dans la rue.

Visite de la plaza Armas, avec tous les chiliens en train de faire les courses de Noel. Casse croute midi dans un petit resto en marge, fréquenté par des chiliens pour 12 000P pour 4, avec classique pollo papas fritas ou lomo pobre frites ;-) Bon, en dehors de ça, il va falloir ressortir le dico, parce qu’on n’arrive pas à traduire la moitié de la carte. En dessert, on a même droit gracieusement au truc gélatineux vert translucide, que l’on observait d’un œil un peu ironique dans les assiettes des autres clients. On se lance, au risque de se transformer en shrek. Bof, sauf pour notre petite qui finira tout.
Première impression : les chiliens affectionnent énormément toutes les boissons de type coca et sodas. Certains restos n'ont même parfois pas d'eau à proposer ! Les filles ont même hallucinées sur la taille des bouteilles de coca ici, pesant bien leur 3 litres, ainsi que des rayons remplis de knacks en tous genres, qui remplacent manifestement nos rayons de jambon ici !

Il fait beau et bon. On va même profiter de la piscine pour les filles, et surtout des légumes et fruits de saison (excellents avocats, un régal, tomates, melons...)


Jour 2 - Arica


On repart direction aéroport à 7h du mat pour un avion direction Arica. Suite à l'impossibilité de réserver sur PAL, on avait réservé sur Sky Airline depuis la France. Longue file d'attente à l'enregistrement. La file "internet" est bien moins longue, peut-être interet a utiliser l'enregistrement en ligne alors. Le pilote décolle non loin des montagnes. Vol sans problème avec un stop à Antofogasta. Service à bord très bien, avec petit repas sympa. RAS, muy bien, on n'en attendait pas tant, même si notre simple interet était d'arriver à Arica.

Arica est une petite ville entre Pacifique et désert, pas désagréable à flâner. La voiture de loc réservée de France (par peur d'indisponibilité est prête chez Hertz). Autant les berlines sont dûres à trouver, autant les "camionettes" (autrement dit les pick up réhaussé 4x2) sont partout.

Il est dimanche, on finit par trouver après avoir bien tourné un hyper Lider pour les courses des jours à venir en montagne, et surtout trouver la bouteille de gaz pour notre réchaud. Il y avait de dispo des bouteilles à percer (type bleuet classique), ou à visser (type tous les réchauds modernes internationaux hors camping gaz). Le modèle à percer m'a paru plus court que la classique cv270 de chez nous. Pas sur qu'elle aille sur le bleuet classique... à vérifier.

Petit resto classique le soir, pour moins de 10 000 P, avec du pollo riz et salade. Attention, avec des enfants pas trop ogres, prévoir un plat pour 2 (déjà que pour des adultes, ça peut parfois suffire....).
L'Hotel sera le Mar Azul (cf. Lonely Planet), très simple, donnant sur la rue. Attention, nous n'avons pas vu de volets au Chili, et de maigres rideaux. Ici, bruits de la rue et lumières des enseignes dans la chambre. Sanitaires propres mais vieux. Accueil agréable et souriant, comme partout au Chili (à noter !). Prix pour une familiale (5 lits) de 32 000 P non négociée, avec petit dej bien. "Piscine" existante mais bon... pas très sexy.

Peu importe, il y a l'océan et on ira à la plage Chunborro en voiture pour l'animation tranquille, et l'air du soir un peu frais.


Jour 3 - Arica - Putre - Las Cuevas


Départ pour Putre. On suit le conseil d'un voyageur de VF (merci encore !), en partant par la vallée Azapa, puis à gauche à pour rejoindre Pocconchile après avoir gravi une montagne et un plateau complétement désertique. Les paysages ici nous font penser à notre dernier voyage en Jordanie.


Putre à 3500m est un petit village agréable, avec en fond de jolis massifs montagneux. Sur les forums, on trouve des avis partagés : "il n'y a rien à faire à Putre, sans intérêt" ou "charmant petit village calme, où il fait bon se poser". Tout le monde a un peu raison en fait. Mais nous avons bien aimé ce village étape, pour son calme, les vues alentours. Maintenant, il y a de quoi se ballader à pied sur la petite piste qui part à gauche en sortie de village pour rejoindre la route de Chungara, mais guère plus. Nous ne sommes pas allés aux thermes de Jurasi.

Sinon, on est un peu au ralenti malgré l'altitude pas encore trop haute. Il fait frais, même presque froid malgré le timide soleil. Après une visite au Kukuli qu'on trouvera un peu froid et sombre, on ira à l'hôtel Cali dans la rue principale. Accueil toujours agréable et familial. La chambre de 4 pour 30 000 P avec petit dej bien, très simple aussi, mais on est en montagne, et ça le fait bien. La petite salle commune jouxtant est agréable.
Pour parfaire l'acclimatation, on décide de monter un peu en voiture côté Chungara, à Las Cuevas, malgré le temps et le tonnerre. La montée se fera sous un déluge. Heureusement, la pluie cesse et nous pouvons sortir un peu marcher et voir nos première vigognes !

Nous pouvons même apercevoir les 2 volcans proches du Chungara : 2 immenses cônes parfais, si loins, et pourtant si imposants d'où nous sommes.


Mais on ne reste pas longtemps, on est monté trop haut (4400m) et nous sommes mal. On retourne à 3500m à Putre, après une petite halte à Las Cuevas pour voir de plus près nos premières vigognes ! Mais même après la redescente, c'est pas la forme. Les filles sont assez bien, moi pas du tout. Après 2 heures au lit, on va au resto, mais sans appétit. Seule l'excellente soupe passe.


Jour 4 - Putre - Parc Lauca (Parinacota, lac Chungara)


Ca va mieux, bonne nuit sous les couvertures chaudes. On tente une sortie pour Parinacota, puis Chungara. Le massif au dessus de Putre est maintenant tout enneigé.

Mais point de neige ailleurs. On est pressé de partir mais le village ne se reveille pas avant 8h (petit déjeuner de l'hôtel et épiceries).
Yes! Notre première viscache et nos premiers lamas sont vus à Parinacota. Très joli, ça doit l'être encore plus sous le soleil. Les 2 impressionnants volcans aperçus la veille sont aujourd'hui masqués par le plafond bas.
Nous marchons un peu derrière le village à la recherche de lagunes, et nous tombons sur un troupeau de lamas. Nous y découvrirons aussi nos premières Llareta, ces espèces végétales qui ressemblent de loin à de la mousse, mais qui sont dures comme de la roche.



Chungara enfin. Assez impressionnant, mais vu le temps froid et les nuages, et comme je m'y attendais un peu, c'est pas non plus l'extase. La route et les camions passant en contrebas du refuge cassent un peu l'ambiance.
Le refuge de la Conaf est complet pour ce soir. Franchement, à dormir dans le coin, si on aime un peu la nature, on ne conseille pas ce refuge là, vraiment pile devant la route. Préférer chez l’habitant à Parinacota ou Gualattire, ou le refuge du Surire.


On mangera à l'abri des murets du "camping". Le must, c'est plus loin, en prenant la piste qui part du Chungara, sur la droite, juste après le poste frontière (qu'on peut passer sans qu'on nous demande quoique ce soit, sachant qu'on ne va pas en Bolivie). Cette piste permet de rejoindre la piste principale qui va de Parinacota en gros, au Salar de Surire. Avant un dernier virage, on aperçoit encore la longue file de gros camions venant de Bolivie, qui attendent patiemment au poste frontière.
Ensuite, on se retrouve en pleine nature, avec paysage altiplanique très vaste, et toujours les vigognes.
La piste passe un petit col à 4600m avant de redescendre et rejoindre la grosse piste, pas toujours très bonne (tôle ondulée).


Il y a quelques bifurcations tout de même, mais au feeling, avec une carte, il est difficile de se perdre quand même. On se rassure quand même grâce au GPS. Au détour d’un virage, des petits termes. Et puis plus loin, une petite chapelle à ciel ouvert, avec des bancs bien alignés. Surprenant !
Côté santé, on a repris un petit coup de bambou sur le haut du crâne, ça nous refait comme la veille, en moins fort. Le détour de 1h30 de piste n’arrange rien, la tôle ondulée tape dans le tête et c’est avec soulagement que nous rattrapons le bitume.

Pour ce qui est du Salar de Surire, la veille, on avait à regret abandonné le projet de le rejoindre, pour revenir par Huara. Une grande boucle sauvage, mais toujours au dessus de 4000m, avec 7h de piste pour rejoindre Colchane (et une nuit à passer au Surire). Un truc à faire certes, mais acclimaté ! Trop de route pour les filles, météo rude, et acclimatation non faite. On restera raisonnable. Tant pis.


Jour 5 - Parc Lauca, retour Arica


On ne peut pas repartir sans monter une dernière fois à Las Cuevas, pour revoir les vigognes dans la bodéfal. Nous furent bien inspirés ! On suit le sentier qui part de la maison des quardiens (fermée), de l’autre côté de la route, on passe une petite colline, et là : une jolie plaine verdoyante ou paissent des vigognes en toute tranquillité, hors de portée des bruits de camions, à 4400m.
L'acclimatation va beaucoup mieux ! On est tous en forme, et on peut profiter du secteur, à pieds, au soleil même, avec toujours des sommets encore plus enneigés sur la veille. Il y a nombre de vigognes dans un paysage de folie (bodéfal verdoyante et montagnes enneigées au loin). Les filles s’approchent de viscaches non farouches à presque pouvoir les toucher. C'est le pied.


On finit par redescendre, direction Arica, par la même route, pour aller choper un bus de nuit, réservé à Arica 2 jours avant.
Très vite on retrouve le désert, et on fait halte le midi dans un endroit étrange. Une maison qui utilise l’énergie solaire et éolien, faite uniquement de matériaux de récupération. Nous nous installons dans le jardin pour boire un thé et sortons notre habituel pique-nique. La dame des lieux a envie de parler. Elle et ses enfants portent tous un bonnet type « péruvien ». Elle a un côté un peu plânante et mystique, s’est installée ici avec son mari, et ils ont eu 6 enfants et 2 petits enfants. Leur place est dans le Lonely (mais ils ne vendent pas de pain comme cela est écrit). Ils regardent les étoiles et vivent en marge de la société, dans ce nulle part, au bord de la route.
Quelques heures plus tard, nous voilà à Arica. Nous montons enfin sur le mont Morro pour voir la vue sur la mer et la ville.

Là, un couple de chilien en ballade nous parlent de lions de mer et pélicans au port. Bizarre. Nous y allons de ce pas. On n’y croyait pas au départ, mais il faut rentrer dans le port, là où les camions passent et repassent chargés de leurs containers. Au bout, quelques endroits abrités des crottes qui pleuvent ici, pour observer quelques espèces de lions de mer, de pélicans et autres mouettes, qui attendent des restes de poisson. Ce sera nos premiers lions de mer et pélicans, dans ce port. Le cadre n’est pas naturel, crade, mais le spectacle ravit nos filles.


Direction terminal de bus. On avale 2 sandwichs locaux (hot dog + avocat + tomate + mayo). Ils sont finalement pas mauvais et pas si gras qu’ils en avaient l’air (900 P). Bus Pullman en 4 lits (camas) très bien, pour 72000P à 4. Bon confort, bonne nuit.


Jour 6 - Calama - San Pedro de Atacama (SPA)


Arrivée à 6h. Il faut attendre l’ouverture des loueurs de voiture. En rendant la voiture à Arica, on avait fait une résa pour un pick up toujours à Calama.

1h15 plus tard, après avoir traversé un immense plateau désertique, nous arrivons à San Pedro de Atacama. Changement radical de décor. Il fait chaud, c'est entouré de désert, et on voit des touristes (on était plutôt seuls jusque là, sauf un peu à Putre).
Après quelques tours dans le village, on tombera un peu par hasard chez La Rose de Atacama (cf. une discussion polémique mais interessante dans Forum Voyage). Finalement, on y restera. Marie Christine nous accueille chaleureusement (en français ;-)). Une grande chambre de 4 lits, sanitaires communs très propres au bout du jardin, le tout pour 32 000 P sans petit dej. San Pedro est plus cher, c'est bien connu ! Le patio intérieur est très agréable, avec des tables de pique nique et une petite cuisine à disposition pour se faire la tambouille, et même de la vaisselle dispo. Le jardin derrière offrent hamacs et quelques fauteuils. Ambiance très sympa et calme. La "patronne" se révèle très sympa et attentionnée (elle a même largement dépanné un couple de cycliste qui sont arrivés sans bagages et sans leurs vélos, perdus dans les aéroports suite aux problèmes météo qui ont mis la pagaille en France).
Suite à la polémique née sur ce forum, elle nous explique que les chiliens qui tenaient le residential ont préféré le louer cher plutôt que de l'exploiter (sans grand entrain) eux-même. Bref, ils restent proprios de leur bien, et ça se passe ainsi pour nombre de logements hôteliers de la ville.
En tout cas, on ne regrette pas cette adresse. On y a passé du très bon temps de repos, et on y était un peu comme chez nous.
Il y a là aussi Santiago, qui bosse en freelance et peut emmener les touristes sur tous les grands sites interessants du coin, en mode privé et donc adapté, et Andres, un Chilien en Africa Twin qui propose des services de guide moto (si vous avez votre propre moto, mais il cherche des possibilités pour proposer de la location moto en plus).

Le soir, visite à l'impressionnante vallée de la Lune. On n'aura pas eu le temps de tout arpenter en un soir, les canyons, les grottes nous ont déjà pris du temps. On terminera comme la plupart sur la dune pour le coucher du soleil. Mais on y reviendra !
Hormis la dune, on aura pu visiter les coins sans être gênés par les autres touristes. Plein de choses à découvrir dans cette vallée. Vraiment un très belle endroit, qui mérite amplement sa réputation, et même davantage encore, sachant que la plupart des touristes y passent bien trop vite !

 


Jour 7 - Lagunes altiplaniques


Départ pour les lagunes Miscanti-Miniques, avec stop intermédiaire à la Vallé de Jere et son canyon verdoyant (avec joli coin de pique nique aménagé).
On prend une claque en découvrant la première lagune. Même en plein midi où en général les paysages sont plats, la couleur du décor explose ! Le bleu de la lagune est incroyablement soutenu. Au loin quelques flamands et vigognes.


Le site est très protégé, tant mieux pour lui, mais un peu trop pour le visiteur. On a l'impression d'être dans une carte postale, et pourtant un petit sentiment de pas assez est bien présent. Pour nous qui aimons marcher et évoluer plus longtemps dans les décors, nous devons nous contenter du petit sentier et point de vue aménagé, duquel il est formellement interdit de sortir. Heureusement qu'il y a très peu de monde. Pour du plus sauvage accessible, il faut pousser aux autres lagunes, en direction de la frontière, ou encore aller à la lagune Leija sur le retour.
A la suivante, nous occuperons quelques moments la table de pique nique en pierre, abritée du vent froid. Très bon moment de sortir popotte, oeufs dur, et toujours ces succulents avocats, tout en observant les animaux et le paysage !
4200m environ, et plus aucun problème d'acclimatation ici, cool !

 

Au retour, nous prenons une piste à gauche indiquant Laguna Cejar. Sans calculer, on arrivera vers 16h30, au moment où les tours déversent les clients sur le site. Mince ! Trop bête ! D'un autre côté, c'est le meilleur moment pour y aller (lumière du soir). Pour du calme, y aller le matin, vous serez seuls ! Les filles feront trempette dans la Cejar salée qui permet de flotter. Comme nous avions testé la mer morte en début d'année (cf notre voyage en Jordanie), on n'est pas top excités (oui oui on se blase vite ;-)). Alors, on quitte le lieu pour rejoindre l'autre lagune d'à côté, où on ne se baigne pas, mais où il n'y a personne. L'eau est d'un vert impressionnant. La vue sur les volcans et le Licanbatur au loin est splendide. Le vent souffle, mais il fait bon et on est en tshirt, ici à 2500m.

Allez, ensuite, on pousse jusqu'à la lagune Tebiquinche, en passant au passage par Los Ojos (qui ne valent pas le détour expres, mais c'est sur la route). Bonne piste. Ma trace GPS, élaborée sur google earth s'avère ne pas être la bonne. Elle mêne près de la lagune, mais pas au bon endroit semble t-il, si on en juge le nombre de véhicules sur la rive au loin. Mince, demi tour. Pour une fois, la vision des voitures des agences nous aura aidé ;-) On arrive sur la lagune-salar, quand il y a beaucoup de monde (les mêmes qui étaient avant à la Cejar). Mais peu à peu tout le monde quitte le salar, pour nous laisser seul de seul sur l'étendue salée et mouillée (ils vont prendre l'apéro au pied de leurs véhicules).
Ici, la tombée du jour est tout bonnement fantastique. On ne s'attendait pas à aussi bien. Un moment fort vraiment. Pas d'animaux ici, mais THE décor. A ne pas manquer, comme tous les sites, de matin de bon heure pour être seul de seul, ou le soir pour le coucher du soleil (mais avec plus de monde).
Heureux, on repart à la nuit tombée.

La piste du retour qui trace tout droit vers San Pedro s'avére d'un coup trop ensablée ! On pile, et on fait demi tour au dernier croisement où j'avais fait une autre trace GPS. Ca va mieux, c'est beaucoup plus pratiquable ! C'est à la nuit tombée qu'on sort de la piste pour retrouver le bitume de la route, ouf !
On ira manger au Chukka, un très bon restaurant, avec du bon vin, bref de quoi se faire plaisir, même si la note s'en ressend davantage (28 000 P).
Très bonne journée, mais très remplie, de 9h à 21h en vadrouille, avec l'altitude, le vent, le soleil, ça crêve, on dormira bien.


Jour 8 - San Pedro


Donc ce matin, repos ! Matinée promenade + achats dans San Pedro, + pique nique au patio de La Rose.
En milieu d'apres-midi, retour à la belle vallée de la Lune, avec découverte d'autres canyons, et du reste des classiques du site.
Cette fois, on a préparé le coup, on se trouve un point de vue où on est seul au monde, avec pique nique, et on restera là, contemplatif, jusqu'à l'apparition des premières étoiles.


Jour 9 - Geysers El Tatio, lagune et vallée Guatin


Un grand jour, qui commence très tôt ! Réveil à 5h du mat, pour un départ à 5h30 direction les geysers d'El Tatio ! Est-ce que cela va tenir la réputation ? Je doute un peu, mais bon. On décide de partir tôt, mais pas trop, histoire de finir la route à la lueur de jour, vu que la route est réputée dangereuse. On a une trace GPS sûre, donc pas de crainte de se perdre.
En fait, la signalisation est bien faite, et à part une ou 2 bifurcations, pas trop de crainte de se louper. Côté piste, elle est assez inégale dans le confort. Le pick up est quand même le véhicule par excellence ici (sauf pour le côté pratique des bagages dans la benne).
Nous avons pris la piste de Puritama (et pas celle de Machuca pourtant plus rapide), vu que c'est celle qui est indiquée par les panneaux.
Il est possible d'y aller en voiture normale, vu que des mini bus y vont, mais prudence, il y a des rochers, un guet, vraiment pas l'idéal, et on mettra plus de temps. La route a ses pièges : la voiture dérape inévitablement sur le sable/cailloux dans les virages et même sur certaines portions droites, les distances de freinage sont considérablement rallongées en cas d'urgence. Bref prudence et anticipation. On évolue entre 50km/h dans les virages et 90km/h sans problème sur les portions roulantes et avec la lueur du jour.
Au final, nous mettrons 1h30. Au départ nuit noire, puis peu à peu les formes du relief apparaissent au fur et à mesure que le jour nait. C'est beau, c'est grand, on se sent vraiment en plein milieu de cette immensité.
Au final, nous rattrapperons même quelques véhicules juste sur la fin, des minibus des tours de San Pedro, qui nous feront manger un peu de poussière. Eux passent par Machuca. La portion par Puritama permet au moins d'être tranquile, de ne pas avoir à doubler et être doublé.

Au sortir d'un virage nous apercevons les fumées des geysers, et peu de temps après le poste des gardiens. Un gardien chaudement habillé nous accueille (toujours avec le sourire, décidemment), et nous annonce -6°. Ca va, y'a pire dans le coin à d'autres moments. Il y a certes du monde déjà présent (les agences arrivent un peu plus tôt en moyenne), mais pas tant gênant que ça finalement, tellement occupés à aller d'un geyser à un autre. Le spectable est magique. Les filles, même armés de polaires, coupe-vents, bonnets, ont plus de mal à supporter le froid que nous. Heureusement, les premiers rayons du soleil vont vite nous réchauffer.


A 8h30, soit 1h30 après notre arrivée, nous sommes bien et ne souffrons plus du froid. Petit à petit les tours déménagent pour rejoindre à quelques centaines de mètres de là les fameux bassins d'eau chaude. Nous resterons jusqu'à 10h sur le site principal des geysers, alors que 2 ou 3 seulement continuent de bouillonner vraiment. L'endroit le plus joli esthétiquement, c'est finalement quand le soleil commence à apparaitre sur le site. Entre 9h et 10h, certes les geysers ont quasi tous terminé de cracher, mais c'est alors une 2ème période privilégiée que nous vivons :
- nous sommes absolument seuls ! En fait, hormis 2 4x4 particulières de chiliens, nous aurons été ce matin là les seuls en voiture particulière. Tous les autres étaient en tours organisés et sont donc déjà partis. Notre petit déjeuner pourtant simple, plus simple que ceux des tours, sera royal.
- nous pouvons approcher les trous des geysers qui s'endorment. Les cavités sont souvent bordés de formes et couleurs étonnantes. Superbe !

A 10h, nous voyons que les touristes des tours ont quitté les bassins à 1km de là. Nous arrivons alors que la dernière voiture repart. Impec, timing nickel. Nous nous retrouvons toujours seuls au bord du grand bassin, où il y avait il y a peu des dizaines de touristes barbotant, certainement avec pas mal de bruits et cris. Notre excitation atteint le maximum. Ce sera certainement le moment le plus euphorique du voyage, sans trop savoir pourquoi. Le site est beau, mais pas autant que d'autres vus. C'est ce sentiment d'être à 4300m, seuls, et de s'apprêter à prendre un bain chaud et réparateur à ciel ouvert, sous un soleil radieux.
Le bassin est alimenté par un bouillon naturel tout près, qui déverse une eau bouillante, et par un autre filet d'eau chaud.
Vite en maillots ! Au départ, elle parait trop chaude, mais on s'y fait vite. C'est grand, on peut même attaquer quelques brasses là où on n'a pas pied. Mais on revient vite se poser là où on peut s'asseoir dans l'eau. On découvre qu'en fait, le chaleur vient aussi du sol, par moment, si bien que l'on doit vite bouger sous peine de se brûler les fesses par ces jaccusis sous marin brûlant.
On restera presque 3/4 d'h à barboter, sourires constamments aux lèvres.


A 11h, on décide quand même de partir. On a bien profité de nos 4h sur le site, et nous avions repéré à la montée un endroit très beau et propice au casse-croute, que nous sommes impatients de retrouver.
Nous ne serons pas déçus. Les couleurs y sont maintenant fantastiques. C'est juste avant la bifurcation Machuca. Un cours d'eau arrive d'on ne sait où, et irrique une petite dépression pour former un bel oasis, où toutes sortes d'animaux viennent s'abreuver et vivre (foulques, grosses poules d'eau, vigognes, flamands roses, oiseaux).
Ici encore, nous déballons popotte et casse croute pour un "repas" rêvé, toujours à plus de 4000m, sans trop s'en rendre compte.


1 à 2h plus tard (même pas regardé), on repart comblé, sur la piste de cet immence plateau. Au passage, on aura droit à la vision de 2 nandous (une sorte d'autruche locale) !
Au retour, nous dédaignerons même les termes de Puritama. Les officiels (privés) coutent quand même 10 000 P/pers, et des moins officiels sont trouvables plus bas. Mais après celles de Tatio, on a l'impression que cela nous semblera un peu fâde, alors on trace jusqu'à la vallée aux cactus de Guatin (juste après la jonction des pistes de Puritama et Machuca).
Super petit endroit, où des grands cactus gardent l'entrée d'un canyon. Un cours d'eau raffraichissant serpente entre grosses touffes d'herbes vertes ou jaunes, et berges sablonneuses. Autour, on a retrouvé le désert.


Quels contrastes en une seule journée !
A savoir qu'il existe des randos allant de ce coin là à San Pedro.
On terminera par un coûter bien mérité au patio de La Rose, et très satisfaits de cette grandiose journée.


Jour 10 - San Pedro - Calama


Les filles récupèrent ce matin, la journée ne sera pas trop chargée.
Nous décidons d'aller pas trop loin en voiture, marcher du côté de la vallée de la mort. On élimine le plan initial de la vallée arc en ciel (vallee Arco Iris) connue pour ses couleurs. Tant pis. On ne peut pas tout faire, à moins d'avoir le temps ou de tout faire au pas de course sans se poser.
Au final on se retrouvera attirés par un splendide point de vue, tout en faut de la route de SPA, côté vallée de la Lune. J'avais noté le poins sur le GPS, mais n'avait pas fait gaffe, et on y est arrivé par hasard. On verra plus tard que ce point de vue est très prisé des groupes en fin d'après-midi, avant qu'ils aillent visiter la vallée de la lune certainement.
Nous cherchons et découvrons un vague sentier qui descend de là, qui nous mènera en haut d'une immense dune de sable gris, pour finir dans un dédale de reliefs tortueux et torturés, de mini canyons, de bosses, de creux...


Retour au patio, casse-croute et départ pour Calama l'après-midi, histoire de rendre la voiture et d'attrapper le bus de nuit pour Copiapo.
On laisse nos bagages à la consigne du terminal des bus (1400 P pour un gros sac), et on va marcher un peu en ville à la recherche d'un resto.
Calama n'est pas super réjouissante. Certes une petite placette avec une jolie église, et une allée piétone et commerciale agrémentent le centre (comme dans beaucoup d'endroits), mais les inombrables chiens errants et quelques "personnages" ternissent un peu le tableau.
En plus, c'est le premier endroit où nous verrons des vigiles de supermarchés équipés de gilets pare-balles...
Repas au resto Pollo scout fréquenté par les chiliens (moyen et cher on a trouvé), et nous quittons donc cette ville de mineurs, dans nos "camas" à 22h, pour arriver à Copiapo à 8h comme prévu.


Jour 11 - Copiapo - Parc Pan de Azucar


Après avoir longé l'océan quelques km au lever du soleil, le bus repart vers les terres direction Copiapo. Un taxi nous dépose chez Hertz où il n'y a que des pickups. Pas terrible pour aller camper, un coffre fermé serait mieux. Après 2 ou 3 loueurs dans le coin, seul Econorent a une berline de dispo. Affaire conclue, à 38 700 P / jour, km illimité, CDW incluse. On la rendra à l'aéroport, vu que le 31, ils ferment à 15h en ville.
Prochaine étape, l'hyper Lider proche des terminaux de bus, pour y faire en gros 3 jours de courses camping. Ouaip, il ne sera pas dit que nous aurons trimballé tente, duvets, matelas, réchaud et popotte pendant tout ce temps pour rien. Ok, on n'a pas pu camper en haute altitude cause acclimatation dans le Lauca, mais là on part camper 3 jours dans le parc Pan de Azucar, à environ 150/200km de là.
Espérons juste qu'il y ait de la place, sachant que les congés ont commencé ici, et que Noel est passé.
Comme toujours, le paysage est aride. Puis vient le Pacifique en vue, d'un bleu profond virant au turquoise près du rivage. Les petits villages très colorés défilent. A Chanaral, nous obliquons à gauche direction le parc. En décembre, la maison des gardiens est encore vide à l'entrée, nous entrons donc sans payer. Seule celle près de Caleta Pan de Azucar est ouverte, mais non obligatoire, sauf pour aller y pêcher des informations et regarder les expos. En revanche, pour aller se ballader dans les terres, comme au Mirador, il faut s'enregistrer et payer (3500 P / étranger).
Ensuite, grandes plages de sable blanc, ponctuées de collines ocres et rocheuses. C'est sauvage et beau. Nous faisons le tour des 3 campings du coin. Celui du village des pêcheurs (la Caleta) jouxte le village. Mais il est très moyen, encore en réparation/rénovation de sanitaires. Les sanitaires à utiliser sont ceux du village, c’est très loin des petits emplacements, et les douches sont à payer en plus (même si le tarif de 5000 P / jour par famille est bon marché).
Finalement on optera pour le plus cher ouvert, à 5000 P / pers / nuit, au Camping Lodge Pan de Azucar, un concept un peu ecolo, même si il y a du progrès à faire encore en matière d’écologie ici. Le camping est très vaste, s’étend sur toute la plage de manière très discrète. Nous prendrons un emplacement proche des rochers. En gros, on a l’impression d’être seul sur une plage quasi sauvage, qui nous plait énormément.

Derrière, de belles montagnes ocres désertiques, devant, la mer d’un beau bleu. Il suffit de marcher quelques mètres pour arriver sur un sable blanc-gris très beau, sur lequel semblent avoir été posé des rochers noirs, juste pour la touch’ final à la peinture. Au milieu de tout ça évoluent toutes sortes d’oiseaux, de pélicans parfois.

En début d’après-midi, alors que nous flânions au village, un couple de touristes et un autre groupe de 3 errent dans le coin aussi. Ils sont tous francophones ! Nous leur proposons de nous rallier, pour partager les frais d’un bateau pour aller rejoindre l’île Pan de Azucar, où nichent pingouins et autres lions de mer. 50 000 P le bateau, il vaut mieux trouver à partager. A 9, c’est déjà plus raisonnable ! On se donne rendez-vous dans une heure, et nous voilà partis.
Durant 1h ou 1h30, nous verrons une loutre, des oiseaux, des pingouins en bonne quantité (mais d’un peu loin, d’autant qu’ils sont petits tous ces pingouins de Humboldt), des pélicans, et des lions de mer. Les explications du pêcheur (en espagnol bien sur) sont intéressantes, et nous rentrerons très satisfaits (et encore plus notre petite qui nous parlait des pingouins depuis des jours).


En soirée, dégustation d’une bonne platrée de pâtes sauce tomate sur réchaud, avec un coucher de soleil derrière cette fameuse île mystérieuse.


Jour 12 - Pan de Azucar


Lever 8h, petit déjeuner au camping. On se sent toujours aussi bien et seuls ici, en pleine nature. On part se ballader à pieds vers le village, en tentant de trouver le chemin idéal pour traverser un petit massif rocailleux. On ne trouvera pas tout de suite, mais on aura l’occasion d’y rencontrer oiseaux, crabes, lézards-igouanes. On terminera au seul petit resto-terrasse ouvert à ce moment au village, pour déguster un poisson pêché le matin. Juste dommage que le poisson soit préparé frit. On aurait dû préciser sans friture, mais pas grâve, c’est bon et pas très cher (12 000 P pour 2 plats, 4 garnitures, 1 verre de blanc et 2 jus de fruits pressés).
Après-midi, farniente, cahiers de voyage, et jeux à la plage.

 


Jour 13 - Pan de Azucar


Aujourd’hui direction le Mirador, un point de vue qui domine toute la plage où l’on se situe, le village, et plus encore. A 9h, la Conaf est fermée, alors on ira s’en s’enregistrer.
1h15 de marche dans un décor qui nous fait penser au Mexique (on n’y est jamais allé ;-)), avec des collines sèches, ponctuées de cactus et autres petits arbustes et fleurs. La brume (la Camachanca) est encore là, il fait frais, c’est agréable.
Du haut, la vue est très belle, avec quelques cacus en premier plan, sur fond de mer et d’horizon.
Nous resterons là quelques temps, et repartiront alors que la brume se déchire. Un autre point de vue plus haut et plus loin est possible, à peut-être 1h30 de marche au pif, et permettant de voir la côte côté nord.


Le soleil donne bien maintenant, et la descente est plus chaude.
Reste de la journée : farniente !


Jour 14 - Bahia Inglesia - Copiapo


Bon, il faut se faire une raison. Certes on est le 31 décembre, et on aurait bien aimé passer la nuit du réveillon sur cette plage, à regarder les étoiles, mais on a un bus de nuit pour Santiago ce soir, donc il faut rentrer à Santiago.
Pliage de tente, on refait tous les sacs bourrés à bloc, et on rentre tranquillement, avec un stop à la fameuse petite ville balnéaire de Bahia Inglesia.
Pas trop de monde encore, mais cela ne va pas durer. D’ici quelques jours, ce sera bondé ici, et même dans le camping que nous avons laissé.
Ici la petite plage du centre est mignonne, avec des rochers et une eau très verte.
On se laissera tenter par un resto pour ce midi (vu que ce soir, on ne sait pas trop ce qu’on va manger) : le Plateao.
Eh ben, peut-être le meilleur plat des vacances : un assortiment de poissons et crustacés, le tout dans un sauce massala indienne, accompagné d’un excellent verre de vin blanc. Pour les filles, lasagnes au crabe ! ;-)
Un très bon resto branché-chic de bord de mer, avec une note de 32 000 P quand même !
Ensuite, petite farniente à la plage, sans se baigner (la mer est pourtant plus chaude qu’au camping, et pas dangereuse du tout).
A partir de là, on va dire qu’on est sur le retour, avec pas mal d’attentes : retour aéroport pour rendre la voiture et attendre 1h que les guichets de loc ouvrent, taxi pour Copiapo, et attente de 3h dans le terminal des bus Tur-bus jusqu’à 23h30.
Tout est fermé dehors, il fait sombre, pas mal de gens emmêchés, on aura avalé difficilement 2 mini-sandwichs pas bons histoire de tenir. A 23h30, on monte dans le bus Semi-cama (ah est quand même moins bien qu’en Camas).
On eu bien fait de se souhaiter une première bonne année à 20h (minuit en France), parce que rien ne se passa à minuit dans le bus, pas même un cri, un rire, un « feliz ano ». Etonnant, on s’attendait à ne pas dormir avec plein de fêtards, mais rien de rien.
Enfin si, à minuit pile, une main me tape sur l’épaule. LaA fête commence ? Non, c’est juste le contrôleur du bus qui demande les numéros de passeport. Bon, ayé, on peut s’endormir…. enfin presque… y’en a un qui a téléphoné toute la nuit et reçc des appels toute la nuit (et les sonneries de mobile au Chili, ça s’entend !).
Allez, bonne nuit, et bonne année !


Jour 15 - Santiago - Fin


Arrivée à Santiago à 9h30. Dépose des bagages à la consigne (presque 5 000 P pour 2 gros sacs + 2 petits), métro moderne et propre jusqu’au centre, et petite marche vers San Cristobal, une colline arborée du centre.


Quelques personnes semblent sortir de fiesta encore, et marchent difficilement au milieu de familles qui se rendent aussi au parc.
Au parc, on passera le temps dans un zoo un peu tristounet, mais avec pas mal d’espèces. Pas trop notre truc les zoos, mais ça a fait plaisir à nos filles. En plus on a pu ainsi voir en vrai des zorros et des guanacos (qu’on pensait voir dans le parc Pan de Azucar).
Petit resto, taxi vu que le bus a un problème, et hop direction aéroport, encore un nuit moyenne pour aller à Paris, puis Toulouse, et on pose les sacs à la maison !

Informations pratiques (12/2010)   Retour en début de page

1 € = 600 P max au change
10 000 P = 16 €

Avion : Santiago-Arica avec Sky Airline payé sur le net 238 USD/adulte + 159 USD/enfant soit 398€ débités.
Locations de voiture : environ 52 000/jour tout compris pour un pickup 4x2 chez Herz. 38 000/jour tout compris pour une berline familiale chez Econorent. Total : 1046 € débités pour 13 jours.
Logement : très constant, que ce soit à Santiago comme à Putre : environ 30 000 P pour une chambre familiale de 4 lits, en général avec SDB privée et petit déjeuner (sauf à San Pédro)
Camping : 20 000 P pour l’emplacement
Restos : on prenait en moyenne 3 plats seulement, et de temps en temps une boisson. Entre 8 000 et 15 000 souvent pour du simple, entre 20 000 et 30 000 pour du plus élaboré avec vin, le tout pour toute la famille.

Budget global voyage hors avion France-Santiago :
- transports collectif avion aller +3 bus de nuits pour revenir : 900 €
- location voitures : 1050 €
- logement : 470 € pour 4
- nourriture, courses: à affiner encore...
- reste : à affiner encore...
TOTAL : en gros 3 100 € pour 4 sur place. On est bien loin des prix asiatiques !

Voiture : les camionetas (pick up) sont un plus sur les pistes. Confortable, costaud, très haut, rassurant. Inconvénient en famille, mettre les gros sacs dans la benne (on avait un cable antivol pour tout attacher, et en ville, on les remettait dans la cabine).
Grosse autonomie comparé ai modèle berline essence loué à Copiapo, donc idéal pour aller loin sur les pistes.

Essence : Diesel à en gros 1 € le litre. Essence plus chère.
Avec un plein de pick up, on a fait du côté de San Pedro près de 800 km, et il en restait encore.
Cote Lauca, avec un plein, largement de quoi aller de Arica à Putre, Putre à Chungara, Parinacota, et même au Surire je pense aller retour (un voyageur avait fait Arica Surire avec un plein).
On avait acheté un bidon de 20l à une station Copec (9 000 P). Finalement, ayant changé les plans, il n’a pas servi. En revanche, mal amaré, et le bouchon n’étant pas super hermétique, il s’est bien répandu dans la benne et sur nos sacs ! ?
A savoir qu’il est interdit de transporter à l’intérieur d’une voiture un bidon d’essence (en plus ça puerait certainement).

4x4 inutile pour tout ce qu’on a fait, + Surire et Colchane. Seul le Salar de Tara l’aurait exigé à priori.
Tarif location d’un pick up chez Hertz, dans les 52 000 / jour tout compris. Pick up nickels.
Tarif location berline famililale chez Econorent : 39 000 / jour tout compris. Voiture très bien.
On avait peur de ne pas avoir de voiture, donc résa de la première depuis la France. Franchement, à cette époque, on aurait pu trouver sur place, même la première je pense.
Bien moins cher chez les loueurs moins connus.

Distributeur DAB un peu partout (pas à Putre). Attention, un distributeur RedBank nous a refusé une Visa, mais a pris notre Mastercard. Pas d’autre problème ailleurs.

Bus. On a testé les lits Camas en bus de nuit chez Pullman. Très bien. Compartiment avec moins de monde, jambes un peu basses mais sièges larges et très inclinés. Pas de collation. Paiement en cash.
Le Semi-cama de Tur-bus a été moins bien forcément, mais les sièges s’inclinent toujours plus que dans les avions internationaux classe éco. Collation. Paiement en cash ou CB.

Sécurité. On ne s’est pas senti en insécurité. Seules les soirs passées à Calama et Copiapo ne nous incitaient pas à trainer trop tard. Pas mal de gens un peu paumés et ivres. Les touristes chiliens ne semblent pas faire attention plus que ça à leurs sacs. Plusieurs chiliens nous ont quand même conseillé de prendre nos petits sacs sur le devant, plutôt que dans le dos (ce que nous n'avons pas fait).

A refaire dans le coin ?

Nous avions prévu d'autres virées dans le coin, mais n'avons pu y aller, faute de temps :

- vallée Arco Iris (ou arc en ciel). Pas trop loin de San Pedro, à l'ouest. Une vallée où les roches ont des couleurs très caractéristiques. Les tours vendent le circuit. Possibilité d'y aller en voiture de loc, mais la route n'est peut-être pas des plus simples à trouver.
- salar de Tara : certainement un must à vivre, voire à y dormir. Le problème consiste dans le final en voiture de loc, où il y a du sable. Donc 4x4 obligatoire, et ça ne garantit pas de ne pas s'ensabler. Gaffe ! Sinon tous les tours vendent le circuit, à prendre de manière classique, ou alors en tour privé pour plus de souplesse. Notre regret de ne pas avoir pu y aller.
- lagunes plus sauvages du côté des Miscanti-Miniques. Quand on vient de SPA, ne pas prendre la bifurcation à gauche direction Miscanti/Miniques, mais continuer la piste en direction du Paso qui va à la frontière. La piste tourne ensuite vers l'est, et permet de découvrir des lagunes plus sauvages car non "parqués", avec certainement toutes les chances d'être seul. Il y aurait même possibilité de faire un tour complet de tout le massif, et de rentrer par le village de Talabre. Se renseigner sur la faisabilité en 4x2. Préférer un 4x4, et s'attendre à manger des kilomètres et de l'essence !
Une autre lagune (Leija) est accessible avant les Miniques/Miscanti, toujour sur la gauche. Très jolie parait-il.


 

 

 

Namast Web (c) copyright 1993 - 2011 Tous droits réservés. Les photos présentées sur ce site ne sont pas libres de droit. Merci.